Les 55 dirigeants de l’Union africaine (UA) se réunissent les 28 et 29 janvier 2018 à Addis-Abeba, en Ethiopie. Au cours de ce 30ème sommet, Alpha Condé, passera le témoin de la présidence de l’Union à Paul Kagamé, le président rwandais.

Mais avant, que retenir de la présidence d’Alpha Condé à la tête de l’Union africaine ? ‘‘Il a beaucoup parlé mais le discours a porté. Il y a notamment le grand discours qu’il a tenu devant François Hollande qui a été salué par tous les panafricanistes. Il a dit ce que les masses africaines voulaient entendre. Notamment qu’il fallait terminer avec beaucoup de choses. A plusieurs reprises, il est intervenu. C’est qu’il n’a pas réussi à faire quitter l’Afrique de la CPI. Il n’y a que le Burundi qui est parti, c’est pourquoi il est la bête noire des Occidentaux. C’est vrai que les sommets de l’UA sont de grand-messes avec beaucoup d’ambitions, parfois trop d’ambitions et c’est difficile de mettre d’accord 55 Etats maintenant, il y a des pro-occidentaux, il y a des panafricanistes… La présidence d’Alpha Condé a un mérite. Elle a posé le problème du financement. Tant que l’Union africaine dépendra de l’Union européenne, ça n’ira pas. Vous savez la main qui reçoit est en dessous de la main qui donne. Qui cherche un protecteur, cherche un maitre. Qui cherche un financier, dépend de lui. Donc on a mis un plan de réforme -il faut voir s’il va devenir effectif-, avec la fameuse taxe sur les importations. Ce sont des avancées qu’il faut concrétiser’’, nous indique Luc Michel, géo-stratège belge qui participe aux sommets de l’UA depuis une dizaine d’années.

Alpha Condé part de la tête de l’UA en écrivant son nom sur le frontispice des réformes de la plus grande organisation africaine. En effet, il est celui qui a introduit l’idée des ‘‘Champions’’.

« Ayant identifié quinze dossiers préoccupants, il a désigné ses pairs pour prendre en charge ces dossiers, et présenter un rapport sur les actions à prendre pour concrètement avancer sur chacun des dossiers. Cela ne fait pas partie du projet de réforme de l’UA, c’est une innovation saluée par ses pairs », nous affirme un diplomate guinéen basé à Addis-Abeba.

« Alpha Condé lui-même est un champion », laisse entendre ce journaliste camerounais qui pose devant la photo de Sékou Touré accrochée dans le hall du siège de l’Union Africaine. Le champion s’apprête à passer le témoin…

Ibrahima S. Traoré, envoyé spécial de guinee7.com à Addis-Abeba

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