Les ministres de la Coopération et de l’Energie

 

Les différents partenaires techniques et financiers, ainsi que certains membres du gouvernement ont procédé, jeudi, 15 janvier, à Conakry, au lancement des études d’actualisation de la faisabilité technico-économique du projet d’aménagement hydroélectrique de Souapiti.

A rappeler, que l’Administration coloniale s’était très tôt intéressée à l’aménagement de Souapiti depuis les années 1947. Après les études de faisabilité, les travaux des ouvrages de franchissement, tels que le pont de Souapiti et celui de Badi ont démarré en 1950. En 1958, les travaux ont été arrêtés suite au choix du peuple de Guinée à rester libre et indépendant.

Après l’Indépendance, un Ministère de l’Energie et du Konkouré a été créé pour que soit réalisé l’aménagement de Souapiti. Malheureusement rien n’a abouti. Il a fallu attendre la 3ème République sous la présidence du Pr Alpha Condé, pour lancer une véritable étude de faisabilité de l’aménagement de Souapiti sur le fleuve Konkouré.

Les autorités guinéennes ont ainsi décidé de développer le complexe hydroélectrique de Kaléta-Souapiti sur le fleuve Konkouré dans le cadre d’une stratégie nationale pour l’utilisation des ressources hydroélectriques nationales. Cette stratégie vise à l’amélioration de la fourniture de l’électricité pour la population guinéenne et pour les développements miniers du pays.

Elle vise aussi le développement du potentiel du pays pour exporter de l’électricité vers les marchés régionaux, maintenant que le réseau électrique d’interconnexion est en cours de construction dans le cadre du Système d’Echanges d’Energie Electrique ouest africain (EEEOA) et d’autres institutions sous-régionales, telles que l’Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Gambie (OMVG) et l’Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal (OMVS).

C’est dans cette optique, que le secrétaire général de l’EEEAO, Amadou Diallo, a souligné dans son discours, que ‘’l’Afrique de l’Ouest accuse un grand retard en matière de fourniture d’électricité, caractérisée par une offre qui est non seulement insuffisante, mais aussi irrégulière et une des plus chères du monde’’.

Il a affirmé que «la réalisation du projet de Souapiti viendra non seulement augmenter la capacité de production en Guinée, mais aussi le volume de stockage créé par le futur barrage permettra  de réguler les apports naturels et par la suite d’augmenter la puissance garantie des Centrales situées en aval, dont Kaléta. La mise à jour de l’étude montrera le rôle clé que ce projet jouera au cœur de la sous-région et de la région».

Les Termes De Référence (TDR) de l’étude visant  à déterminer la meilleure option technique de mise en œuvre du projet d’aménagement hydroélectrique de Souapiti dans le cadre d’un Partenariat Public-Privé (PPP), ont été finalisés et le consortium EDF-Artélia-Nodalis, devant mener les études, vient d’être recruté avec l’appui technique et financier de la Banque Mondiale (BM), a-t-il fait savoir.

Quant au ministre guinéen de l’Energie et de l’Hydraulique, Dr Cheick Taliby Sylla, il a soutenu qu’au regard de la dépendance de la production thermique consécutive à l’importation et à la fluctuation des produits pétroliers, la nécessité d’accroître l’offre des énergies renouvelables, telle que l’hydroélectricité, est une solution pour augmenter la compétitivité de l’économie nationale et garantir durablement l’accès des populations de la Guinée et de la sous-région aux services énergétiques de base.

A son tour, le ministre de la Coopération Internationale, Dr Koutoubou  Moustapha Sano a, au nom du gouvernement, remercié la BM car, selon lui, l’atteinte de cet objectif a nécessité l’implication des partenaires bi et multi latéraux.

«Cette cérémonie prouve à suffisance l’excellence des relations de coopération et de partenariat entre la BM et notre pays», a-t-il renchéri.

Alors que la Centrale de Kaléta est développée sous maitrise d’ouvrage publique, les autorités guinéennes envisagent de développer le projet de Souapiti à travers un mécanisme de PPP, permettant de mobiliser les investisseurs privés qui s’intéressent au marché régional, et de réduire le fardeau financier sur l’Etat guinéen pour la réalisation de cet ambitieux projet.

A noter, que ces études de faisabilité, qui se sont déroulées du 15  au 16 janvier, ont été financées par la Banque Mondiale.

AGP

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