Les acquis et efforts de la gouvernance du Président Alpha CONDÉ dans l’Education Nationale sont palpables et évolutifs. Du traitement des enseignants à la décongestion des élèves dans les établissements, en passant par le souci de l’équilibre entre les zones urbaines et rurales pour ce qui est des chances des enfants de Guinée ainsi que la qualité de l’enseignement ; des efforts sont faits, se font et continuent.

Cependant avouons qu’il y a eu crise légitime mais aussi crise d’humeur, d’amour et d’amour-propre dans cette aventure Syndicat-Négociateurs. Un presque fourre-tout national ; y compris dans la résolution de cette crise qui a pris trop de temps de vie.

Tibou CAMARA, la clef de voûte ? 

Saluons de passage à sa juste valeur, la prouesse du Ministre d’Etat Tibou CAMARA, qui, avouons-le, jusqu’à cet instant a été le seul par ses talent et sagesse à pouvoir plier le Syndicat Libre des Enseignants Chercheurs de Guinée (SLECG) d’Aboubacar SOUMAH, dans sa légitime revendication sociétale et son humeur de garçon révolté face à l’amour-propre de certains négociateurs dans leurs différentes propositions.

Mais méfions-nous de raconter certains faits et proposons.

Il y a urgence dans l’Education Nationale que des réformes entières puissent être menées au-delà de la satisfaction des revendications des enseignants. La mauvaise formation de nos élèves ne résulte pas seul du mauvais humeur de nos enseignants ou de leur facticité dans le corps professoral. Il faut y aller en profondeur.

  • La rénovation et la construction de nouvelles salles de classes dans les écoles existantes et la construction de nouvelles écoles sont impératives pour continuer le décongestionnement  entamé des salles afin d’avoir une bonne atmosphère de cours, eu égard à la démographie galopante surtout vers les zones urbaines.
  • Pour renforcer les moyens intellectuels et pédagogiques des jeunes (par l’ancienneté) enseignants, le retour effectif des retraités aptes de la dernière décennie pour assurer cette formation nécessaire en les appuyant dans leur situation de classe, pourrait être d’une grande efficacité en attendant une solution définitive.
  • Le recrutement et la formation périodique obligatoire pour les nouvelles recrues afin de  renforcer leurs capacités, ainsi que leur dotation en équipements nécessaires pour une bonne situation de cours de classe pourraient pérenniser les acquis et projeter de bons chiffres quant au succès de nos élèves.
  • Le retour de l’Enseignement Général obligatoire (envolé depuis 2007) au Lycée pour optimiser les chances de polyvalence du futur étudiant et la mise en place des Lycées Professionnels (Pilotes) pour la spécialité technique renforcée de nos jeunes pourraient répondre à la demande forte de travailleurs de qualité des entreprises et de l’Etat guinéens.
  • La priorisation de l’Ecole Élémentaire qui constitue le socle de toute formation, qui faciliterait aussi la tâche aux enseignants du secondaire pour former de bons élèves et de futurs bons étudiants pour la Nation.

En conclusion, ces crises répétitives parfois colorées d’humeurs ne sont que perte de temps, d’énergies, d’argent et ralentissement des pensées et projections dans l’Avenir.

Alors ceux qui se battent au quotidien pour que les valeurs de l’école valent celles de la Nation, soyez bénis et à jamais remerciés mais allons à l’essentiel, car la survie de notre tendre Nation en dépend.

Mohamed Lamine KEÏTA 

Président du Mouvement 

JEUNESSE RÉPUBLICAINE

 

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