L’Union syndicale des travailleurs de Guinée (USTG) et le Syndicat libre des enseignants chercheurs de Guinée (SLECG) ont tenu, mercredi 17 avril, un point de presse, au siège de l’USTG, pour donner des précisions sur la poursuite de l’assainissement du fichier éducatif, mais aussi pour répondre à l’avis de grève lancé par le Syndicat national autonome de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique.

Après l’acceptation du ministre de l’Enseignement supérieur, suite à l’avis de grève lancé par le SLECG pour l’assainissement du fichier des institutions d’enseignement supérieur, le SLECG et sa centrale mère, l’USTG, se sont rencontrés, lors d’un point de presse, pour éclairer l’opinion nationale et internationale sur la dernière grève du SLECG, qui a amené le gouvernement à respecter le protocole d’accord.

Concernant cette dernière grève, Aboubacar Soumah, secrétaire général du SLECG, donne des précisions : « Nous avons eu à déclencher une deuxième grève pour le respect de ce protocole, ce qui a amené le ministre de l’Enseignement supérieur à donner des instructions au niveau de cette structure administrative, de bien vouloir accepter la poursuite de l’assainissement du fichier du système éducatif au niveau de l’enseignement supérieur. Ce qui a fait que nous avons engagé l’assainissement pour cette deuxième phase qui concerne l’intérieur du pays. Et de nos jours, ces équipes sont déployées sur toute l’étendue du territoire national de l’enseignement, et l’assainissement se poursuit ».

Par contre, il accuse le Syndicat national autonome de vouloir créer des problèmes, en menaçant à son tour d’aller en grève : « Au niveau de l’enseignement supérieur, il y a le Syndicat de l’enseignement supérieur qui veut créer des problèmes. Mais pour nous, si le syndicat créé des problèmes, ça doit être avec l’appui du ministre. Parce que si les instructions fermes avaient été données aux recteurs, aux directeurs de ces institutions d’enseignement supérieur, invitant les travailleurs, les enseignants et chercheurs à se prêter à cette opération d’assainissement, je crois qu’on n’aurait pas rencontré de difficultés. Mais aujourd’hui, ce syndicat essaie de brandir les menaces de grève si toutefois, l’équipe qui se rendrait pour l’assainissement au sein des institutions de l’enseignement supérieur n’était pas une équipe indépendante. Mais pour nous, USTG-SLECG, nous exigeons à ce que le protocole soit respecté », a-t-il déclaré, tout en rappelant le deuxième point du protocole d’accord qui stipule que les opérations de recensement doivent être menées par une commission mixte SLECG-USTG et gouvernement pour tous les fichiers du système éducatif.

D’ailleurs, Aboubacar Soumah attire l’attention des autorités pour le respect de ce protocole d’accord : « Nous attirons l’attention de la haute autorité à tous les niveaux pour le respect de ce protocole, car nous souhaitons de la quiétude sociale, de la paix. Autrement dit, nous, nous serons obligés de recourir aux moyens légaux en notre possession pour faire respecter ce protocole ».

Pour clore ce point de presse, Aboubacar Soumah appelle tous leurs bureaux au niveau de l’enseignement supérieur à se remobiliser et invite tous les enseignants chercheurs à ne pas respecter ce mot d’ordre de grève lancé par le Syndicat national autonome de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique.

Fatoumata Kaba pour Guinee7.com

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