L’Association des victimes du camp Boiro (ACVB) était ce mercredi 26 décembre, devant la presse à la Maison de la presse de Coléah, pour dénoncer le graffiti d’Ahmed Sékou Touré, premier président de la Guinée, sur le pont 8 novembre.

L’association qui s’oppose à l’œuvre artistique rappelle que sous ce pont, des Guinéens avaient été pendus publiquement le 25 janvier 1971 par le régime de Sékou Touré.

L’AVCB trouve que ce pont est le symbole des martyrs de la première République et y mettre l’effigie de Sékou Touré serait une insulte à la mémoire de toutes les victimes de ce régime.

Pour Dr Fodé Maréga, fils d’une des ‘‘victimes du régime’’ : « Ce pont est non seulement le symbole des martyrs de la première République, mais il a aussi été le théâtre de tueries de dizaines de jeunes Guinéens venus manifester pacifiquement en 2006. L’Etat s’était alors engagé à y apposer une stèle en mémoire à tous ces nombreux martyrs. Ce pont ne saurait être souillé par l’effigie de celui qui a ordonné les exécutions de toutes sortes durant les 26 ans de règne de la première République.»

Il ajoute : « Il est donc inadmissible qu’une autorité guinéenne, quelle qu’en soit, dotée d’un minimum de sens de la responsabilité vis-à-vis de l’histoire de ce pays puisse prendre la décision d’autoriser un tel acte ignoble. Au nom de la mémoire de milliers de Guinéens exécutés sauvagement sous la première République, nous exigeons que ce symbole soit protégé par l’Etat. »

Pour finir, l’Association des victimes du camp boiro demande le retrait de cette effigie dans un plus court délai, et exige à ce que les stèles soient installées partout où les crimes ont été commis en Guinée.

Fatoumata Kaba pour Guinee7.com

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