Dieynaba Diallo, étudiante en troisième année à l’Institut Africain de Management (Iam), à Dakar, a été élue Miss Guinée Sénégal, jeudi 15 Mai, pour la première édition. La cérémonie a eu lieu au Théâtre National Daniel Sorano, par les quatre membres du Jury, après les défilés et la séance d’expression orale sur le thème.

La première édition de Miss Guinée à Dakar, à l’initiative de l’Amicale des Elèves, Etudiants et Stagiaires Guinéens au Sénégal, sous le thème : « la beauté guinéenne au service de l’intégration africaine », a vécu, de la plus belle manière. Pour cette édition initiale, la mobilisation a été une réussite totale. Des élèves et étudiants ont envahi la salle de Sorano, tous élégants.

17 heures. Après l’hymne national, chanté en chœur, pour se ragaillardir, raviver la fibre citoyenne et raffermir les liens d’appartenance à une seule Guinée, place aux choses sérieuses. A leur apparition, en tenus d’ouverture,  la salle est déchirée de cris de joie, à la première vue de dos, des prétendantes. Elles ont ensuite rivalisé de beauté, de charme et d’éloquence.

Sept étudiantes et une lycéenne étaient en compétition. L’âge, le niveau, la taille, la beauté et la cohérence, le raisonnement et la pertinence (éléments clés) ont été les facteurs de l’élection. Deux tours de défilés, suivis de discours individuels sur le thème. Des moments d’expositions de exposé beauté physique et intellectuelle.

Le jury s’est retiré pour délibérer. Arrive l’épreuve fatidique de l’attente de la proclamation des résultats. A la place des beaux sourires, ornés de parures traditionnelles, s’installe l’angoisse et la peur de l’attente.  Un peu d’animation. Et voilà le jury qui s’avance pour livrer ses conclusions.

Le public a eu droit à une exposition de quelques instruments musicaux traditionnels guinéens et des prestations de comédiens et d’artistes chanteurs guinéens. Les quatre régions naturelles ont été dignement représentées, chacune dans sa langue locale. Une composition de la diversité et non de la division de la Guinée Conakry, selon les organisateurs.

Selon le président la structure estudiantine organisatrice de la fête, la culture guinéenne a toujours été portée par les femmes dans l’intégration culturelle africaine. Les participants ont eu droit à une belle exposition de la culture guinéenne, dans toutes ses facettes. La beauté s’est formulée dans le respect des différences et des diversités, le tout dans l’allégresse.

Cet événement est inscrit dans le cadre de la valorisation de la beauté physique et intellectuelle de la Guinée a été d’une haute facture esthétique et intellectuelle. Jusque-là, la communauté estudiantine guinéenne a été la seule à ne pas organiser de manifestations culturelles par les communautés non sénégalaises à Dakar. Une réussite qui va en convoquer d’autres.

Par Mamadou Lamine BA,  Dakar /  SENEGAL