L’eau potable source de vie, s’éloigne des citoyens d’année en année en République de Guinée, un pays communément qualifié de  «Château d’eau de l’Afrique Occidentale», à cause de ses nombreux cours d’eau qui l’arrosent.

Aujourd’hui dans la ville de Conakry, les consommateurs des quartiers autrefois favorisés dans la fourniture de l’eau potable, commencent aussi à se réveiller à des heures indues pour chercher à s’approvisionner chez les détenteurs de forages et de puits améliorés.

«Ce n’est pas étonnant, le secteur de l’eau n’attire pas l’attention des autorités guinéennes comme celui de l’électricité», a confié à l’AGP, un cadre de la Direction générale de la Société des Eaux de Guinée (SEG), qui a daigné garder l’anonymat.

Les quartiers situés dans la zone basse, comme Yimbaya-Port, Gbessia-Port, Dabondy dans la commune de Matoto, et Bonfi-Port via Boussoura et Coléah dans la commune de Matam, hier considérés comme des quartiers les mieux servis, enregistrent actuellement des ruptures dans l’approvisionnement en eau de robinet. Ils emboitent ainsi le pas aux zones se trouvant sur les collines, dont entre autres, les quartiers Cosa, Koloma, Dar-Es-Salam 1 et 2, Dabondy-Rail  qualifiés de zones défavorisées dans la distribution de l’eau.

Dans d’autres quartiers de Conakry, l’eau apparait dans les robinets, une et/ou 2 fois par semaine. C’est le cas au siège du Gouvernorat de la Ville de Conakry, où l’eau potable coule seulement les mercredis et vendredis, une fois la saison des pluies terminée.

Source : AGP

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