La Gambie, le Sénégal, la Guinée et la Guinée-Bissau bénéficieront d’un projet de centrale hydro- électrique à faible coût pour mettre fin à la crise d’électricité, a affirmé Jutino Viera, Secrétaire général de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Gambie (OMVG), mardi à Banjul, capitale gambienne.

La disponibilité de l’électricité à faible coût devrait favoriser l’accroissement du commerce régional de l’électricité et la promotion de l’intégration régionale. L’électricité supplémentaire fournie par ce projet permettra également d’augmenter la sécurité énergétique de la région, a déclaré M. Viera.

« L’organisation met en oeuvre deux centrales hydro-électriques en Guinée avec une capacité totale de 386 mégawatts », a précisé mardi M. Viera aux journalistes lors d’une conférence de presse.

« Nous mettons également en oeuvre un autre projet visant à relier les quatre pays membres à la centrale hydro-électrique », a déclaré M. Viera, qui a été reçu par la vice-présidente gambienne Aja Isatou Njie-Saidy.

« La Gambie recevra du projet 14,4 mégawatts d’électricité d’ici la fin de cette année et 23,04 mégawatts d’ici la fin de 2018 », a révélé M. Viera.

Le projet d’énergie comprend le barrage Sambangalou sur le bassin du fleuve Gambie, les lignes de transmission et le projet Kaleta de 240 MW en Guinée sur le fleuve Konkouré.

Viera a expliqué que le barrage Sambangalou fournira également 3,8 millions de cube d’eau à des fins domestiques et agricoles.

Il a ajouté que le barrage permettra également d’aborder les taux croissants d’intrusion saline dans le champ de riz jusqu’à Balima.

L’OMVG avait courtisé des partenaires du secteur privé en 2009 pour développer les projets hydroélectriques et d’interconnexion des réseaux.

Le projet est financé par les membres de l’OMVG avec l’assistance de la Banque africaine de développement (BAD), la Banque européenne d’investissement (BEI), la Banque mondiale, l’ Agence française de développement (AFD), la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC), la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), le groupe bancaire KFW et Abu Dhabi.

Le plan de financement n’est pas encore finalisé. Les donateurs ont promis environ 190 millions de dollars pour le projet, laissant un déficit de financement d’environ 265 millions de dollars.

Xinhua