Samedi dernier, Dr Alseny Makanéra Kaké,  membre du bureau politique du RPG- Arc-En-Ciel, était face à la presse. Avec sa fougue qui le caractérise, par ailleurs, président du mouvement Ndimboré, Makanéra a reconnu que la Guinée vient de loin et qu’avec le verdict de la Cour Suprême, elle vient de tourner une page de son histoire.

Il insiste : ‘‘Aujourd’hui grâce à ce verdict, nous nous retrouvons dans un régime normal. Et ce verdict vient consacrer dans les faits le principe de séparation de pouvoirs.’’

Pour M. Makanéra, le verdict de la Cour Suprême revêt des enjeux. Et de préciser : ‘‘Sur le plan juridique tous les Guinéens peuvent s’enorgueillir du travail de notre cour suprême. Elle a montré non seulement une indépendance, mais un savoir-faire. Il vous suffit de feuilleter les différentes pages de cet arrêt et vous allez vous rendre compte que la Guinée n’est plus ce qu’elle était hier. Sur le plan politique, ce verdict permet à notre pays d’installer son parlement. Et ce parlement doit pouvoir compléter les institutions c’est-à-dire consacrées dans les faits de principe de séparation du pouvoir, qui est le dénominateur commun de toutes les démocraties. C’est à dire d’un côté un pouvoir exécutif, législatif et judiciaire. Les pouvoirs indépendants les uns des autres.’’

Et de conclure : ‘‘Quand les élections se déroulent bien, cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas eu de manquement et dysfonctionnement. Mais cela n’a pas faussé la sincérité du vote. Le combat doit quitter la rue pour l’hémicycle et que le combat qui doit avoir, c’est le combat des idées, car le choc des idées si ce n’est pas fondé sur la haine peut faire progresser le pays. Puisque ça fait jaillir la vérité.’’

A la question de savoir s’il était frustré par rapport au résultat obtenu par le RPG lors de ces élections législatives, M. Makanéra  a  indiqué : ‘‘J’avais cru que le RPG-Arc-En-Ciel allait avoir au moins 76 députés, c’est-à-dire la majorité qualifiée.  En tant que démocrate, je ne suis pas frustré. A chaque fois qu’on pose des actes et que je trouve que c’est la loi qui a été dite, je suis heureux. Je n’ai pas pris le train en marche.’’

El Hadj Mohamed Diallo