Du haut de la tribune de l’assemblée générale du RPG-Arc-en-ciel de samedi dernier, au siège du parti, à Gbessia, le ministre en charge de la sécurité, Alpha Ibrahima Keira, a donné des précisions sur le fonctionnement de l’Agence nationale de financement des collectivités locales (ANAFIC).

Il a, au préalable, informé que : « La mise en place de ce vaste programme pour les 335 communes urbaines et rurales du pays par le président de la République, qui a décidé de réorienter 15% des recettes minières versées à l’Etat guinéen au développement de nos communautés villageoises et urbaines, a été accueillie avec enthousiasme et cela a donné de l’espoir aux jeunes, aux sages et aux femmes à l’intérieur du pays ».

Puis de détailler que : « Dans toutes les communes, la première des infrastructures a été posée. Que cela soit des écoles, des maisons des jeunes, des rizeries pour les femmes, les centres d’autonomisation des femmes, des forages, pour donner de l’eau à nos braves femmes ; car le président de la République nous a dit, et vous vous en souviendrez, que son mandat à la tête de l’Etat guinéen est un mandat qui est dédié aux femmes et aux jeunes. Voilà que la mise en place de l’ANAFIC traduit donc un constat. C’est celui que nous apprécions hautement au sein du parti, et qui vaut toutes nos félicitations et tout notre soutien à Monsieur le président de la République, parce qu’il a démontré à l’opinion nationale et internationale qu’il est un homme d’honneur, qui est d’une certaine dignité. Car la dignité n’est autre que l’harmonie entre ce que vous dites et ce que vous faites. Il a fait ce qu’il a promis au peuple et à ses électeurs ».

Par ailleurs, il a déclaré que : « Nous avons vu que son bilan dans le cadre du développement local est un bilan élogieux. Nous revenons des Etats-Unis, auprès des institutions de Bretton-Woods, où la trouvaille du président de la République qui est l’ANAFIC est hautement appréciée et ils n’ont pas manqué de poser beaucoup de questions à la délégation guinéenne à Washington, pour que nous puissions leur expliquer quel a été le stratagème que le président de la République a mis en place pour dérouler cet organe de développement local dans le pays, qui fait aujourd’hui l’enthousiasme des populations. Nous leur avons dit que c’est parce que le président de la République a constaté que depuis, les projets viennent de Conakry pour l’intérieur du pays, et que les sociétés qui sont bénéficiaires des marchés dans la réalisation de ces infrastructures sont des sociétés qui sont de Conakry, et que les jeunes qui vont également travailler à l’intérieur du pays étaient de Conakry. Alors que la politique et la vision du chef de l’Etat, c’est de donner une égalité de chance à toutes les femmes et à tous les jeunes de Guinée, où qu’ils se trouvent. C’est pour cette raison que l’ANAFIC a pour mission essentielle, l’auto-développement. Ce qui veut dire que c’est les populations elles-mêmes qui choisiront leurs priorités. S’ils elles veulent des écoles (…), il leur reviendra de décider unanimement et de manière démocratique et de demander à l’agence de leur remettre des financements. Au moment où nous parlons, les 30% de tous les montants sur l’ensemble du territoire national sont parvenus aux sociétés bénéficiaires de ces marchés, et il est instruit à ces sociétés qui sont des sociétés locales, de ne recruter que des jeunes de la localité, qui sont dans les villages et qui ont la capacité de travailler dans leur domaine d’activité. Cela permettra la redistribution de la richesse. Et ces jeunes pourront ainsi trouver du travail, réduire le chômage des jeunes et apporter un plus à la subsistance de leurs familles respectives. Voilà la politique développée dans le cadre de l’ANAFIC, et voilà la démarche de l’ANAFIC, grâce à la justesse de la clairvoyance, de la vision politique, de ce grand homme politique qui n’est autre que le Pr Alpha Condé ».

En fin de compte, il a dit que : « Face à ce vaste programme de développement à la base des infrastructures socioéconomiques, les populations, librement, par leurs porte-parole, nous ont confié des messages de soutiens, de satisfaction, mais aussi leur volonté de voir leur champion les entendre, les écouter et de ne pas écouter Paris, de ne pas écouter l’Union européenne, de ne pas écouter la Chine, mais d’écouter son peuple, et que son peuple veut aujourd’hui qu’on émigre vers une nouvelle république, dans la cadre d’une nouvelle constitution. Le peuple à la base, nous a remis ce message et nous avons transmis le message à la plus haute autorité, à son haut destinataire, au nom des populations et nous attendons impatiemment, car le président de la République, vous vous rappelez, vous a dit à toutes les occasions, qu’il est à l’coute, et que le moment venu, il vous répondra ».

Abdou Lory Sylla pour Guinee7.com

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