“Cette fois-ci encore je vais vous demander de faire mieux mardi et mercredi prochains parce que nous ne pouvons pas ni reculer, ni abandonner. Le combat, il est noble et exaltant”, a dit Cellou Dalein Diallo, aux militants de l’UFDG, ce samedi 25 janvier à Conakry. Il les a remerciés par rapport à leur ‘‘mobilisation’’ lors des dernières manifestations appelées par le Front national pour la défense de la constitution (FNDC) pendant cette semaine qui s’achève.

Poursuivant son allocution, le chef de file de l’opposition reconnaît que le combat, “est certes difficile en raison de la répression sauvage qu’il nous est infligée lorsque, nous exerçons ce droit constitutionnel de manifester sur les rues et places publiques. Mais nous ne devons pas abandonner ce pays dans les mains de la dictature. Beaucoup sont morts, beaucoup ont vu leurs maisons détruites, beaucoup ont vu leurs droits violés, nous n’avons pas le droit de les abandonner. Nous n’avons pas le droit d’abandonner les efforts et les sacrifices consentis, nous avons l’obligation morale à l’égard des nombreuses victimes, à l’égard de ceux qui ont perdu des biens, à l’égard de ceux qui ont perdu leur intégrité physique. Nous avons le devoir de continuer le combat jusqu’au bout de la victoire (…). L’essentiel est qu’on puisse continuer avec la même détermination, le même engagement, avec le même esprit de sacrifice”, a-t-il expliqué.

Devant ses militants, Cellou Dalein n’a pas manqué de revenir sur la situation à Labé, “Aujourd’hui les militaires, policiers et gendarmes qui sont à Labé se comportent comme une armée d’occupation, croyez-moi. Ils ont incendié les boutiques et magasins, frappé les femmes et les enfants, procédé à l’arrestation des mineurs de 10 ans, aujourd’hui ils sont incarcérés. Il semble qu’ils seront déférés à Conakry. Des enfants de 12 ans ! Même une armée d’occupation ne peut pas se comporter comme ça. Sur instruction de qui ? De M. Alpha Condé qui garantit l’impunité à tous ceux qui violent le droit de ceux qu’il considère être son opposition (…)”, a laissé entendre l’ancien premier ministre.

“Dans une ville comme Pita qu’on envoie une expédition punitive dans la concession du Khalife, casser ses voitures, gazer sa famille et qu’on répète deux semaines après la même chose à Labé. Le pauvre Thierno Badourou qui se bat pour qu’il ait la paix, pour qu’il ait l’entente au nom de leur religion, c’est son rôle, on vient, on le gaz chez lui dans sa concession. Un homme que tout le monde respecte parce que c’est l’imam, parce que c’est l’inspecteur général de la ligue islamique, parce que c’est un homme de culture, un homme de religion. C’est les soldats d’Alpha Condé qui viennent l’agresser, pulvérisent sa concession de gaz lacrymogène… Qu’est-ce que cela signifie ? Dr Fodé Oussou a donné une interprétation, c’est pour révolter les gens, non c’est pour humilier ceux qui les respectent. (…) On respecte les sages, c’est le recours lorsque que ça ne va pas. Ce sont eux qui s’impliquent…”, conclut-il.

Il faut rappeler que suite aux événements dans le Foutah (fief de Cellou Dalein Diallo), le premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, a dans un discours, déploré et condamné ‘‘avec la plus grande fermeté et la plus grande énergie, les dérapages de ces derniers jours avec des pertes en vie humaines et des dégâts matériels importants. Nous devons tous savoir que la chasse organisée contre les administrateurs publics et les fonctionnaires est de nature à saper les fondements de la République, de nos lois, de nos coutumes et de l’hospitalité légendaire de nos populations’’.

Avant d’indiquer que ‘‘de tels actes répréhensibles condamnés par nos lois et contraires à la pratique de la démocratie, contraires aussi à nos valeurs et traditions propres, n’honorent pas notre pays. Ces actes exposent leurs auteurs et commanditaires à des poursuites, comme cela est dans tout Etat de droit devant les juridictions compétentes’’.

Bhoye Barry pour guinee7.com

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