« Enjeux de la santé maternelle et infantile », c’est la thématique de l’un des six (6) panels animés, ce mercredi 7 août, au cours du grand débat des femmes de Guinée, organisé par le Réseau des femmes intègres de Guinée (RFIG), sous le thème principal “Rôle et Responsabilité des femmes vers l’adoption d’une nouvelle constitution”.

En tant qu’animatrice de ce panel cité ci-haut, Dr Fatou Sikhé, directrice du CHU de Donka a, dans son intervention, réaffirmé la gratuité de la césarienne, qui malheureusement, jusque-là, peine à se matérialiser dans les hôpitaux guinéens.

« Je peux vous rassurer de la gratuité de la césarienne. Pour cette année 2019 seulement, 135 milliards de francs guinéens ont été injectés pour l’achat des produits pharmaceutiques en faveur des kits pour la gratuité de la césarienne. Tous ces kits sont mis à disposition dans les hôpitaux », a fait entendre Hadja Fatou Sikhé.

Après avoir souligné que c’est un droit pour la population guinéenne d’accéder à la gratuité de la césarienne, la première responsable de l’hôpital national Donka a situé les responsabilités, quant à la non-application de cet accompagnement sanitaire initié par le gouvernement.

Selon elle, « lorsqu’ils (les patients, Ndlr) arrivent dans les structures, qu’ils confirment à nous, professionnels de santé, qu’ils n’ont pas à payer pour la césarienne, et quel que soit le comportement de chacun, qu’ils puissent dénoncer. Parce que chacun a sa part de responsabilité ; nous professionnels de santé, nous avons des insuffisances, mais aussi la population est complice. Parce que tu ne peux pas connaitre ton droit et ne pas l’imposer… Nous avons l’obligation de respecter cette gratuité ».

Plus loin, la directrice générale du CHU Donka a précisé que « depuis 2011, aucune structure sanitaire n’a perçu officiellement un franc au titre de la gratuité des soins de la césarienne (..) » Avant de souligner que la couverture sanitaire universelle sera prise en compte dans la nouvelle constitution, à l’idée de laquelle elle a officiellement adhéré en signant une charte au terme de la rencontre.

Mohamed Soumah pour Guinee7.com

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