Plus d’une dizaine à faire la sentinelle dès 15h, aux abords de l’autoroute Fidel Castro, dans le quartier Dabonby, ils œuvrent pour la sécurité routière. Diplômés sans emploi ou travailleurs, ces jeunes regroupés en association, préviennent les accidents de la circulation à l’heure où, sur l’artère principale,  les deux voies servent à se rendre en banlieue.

Rencontré il y a quelques jours sur le terrain, Moussa Moise Soumah, étudiant en droit et  porte-parole du mouvement, nous a fait le point sur cette activité qu’ils qualifient de  « volontariste ».

Guinee7.com : Parlez-nous de cette initiative.

Moussa Moise Soumah : Le nom de ce mouvement, c’est le Mouvement citoyen pour la promotion du civisme et de défense des droits. Ce mouvement est une façon de promouvoir le civisme au sein de la population guinéenne en général, et de Dabondy en particulier. Parce qu’à Dabondy ici, nous avons été victimes de plusieurs accidents mortels, qui sont causés par des motos taxis et des voitures qui prennent le sens interdit le soir. Raison pour laquelle, la population s’est érigée en policier, pour mettre fin à ce danger. Les statistiques sont félicitées par tout le monde, parce qu’il y a trois mois, nous avons commencé et aucun accident n’est à déplorer.

Vous savez quand les deux voies commencent à circuler, il y a des motards et des automobilistes qui continuent à prendre le sens interdit ; notre rôle, nous les sommons de se retourner et quand ils refusent surtout les motos taxis qui s’entêtent, nous leurs retirons leurs motos jusqu’à 18h, pour la leur remettre, comme ça, si tu sais que tu dois perdre une journée de travail, tu ne vas plus reprendre. Cependant, avec les voitures administratives, les corps diplomatiques, qui sont des représentations, nous ne pouvons pas les laisser passer dans les quartiers. Mais aussi  les militaires, les cas de maladie, nous ne pouvons pas les arrêter, parce qu’ils relèvent de l’administration et sont en mission. Mais qui que tu sois, si tu es en voiture personnelle, et si ce n’est pas pour des cas d’urgence…

Comment vous êtes organisés et qui vous soutient ?

Nous n’avons le soutien de personne. Nous nous soutenons, parce que parmi nous, il y a des travailleurs, des diplômés et des hommes de métier. Donc, c’est par nos cotisations que nous nous équipons ; c’est comme ça que ces tenues (gilets, ndlr) que vous voyez comme ça sont venues. Nous faisons du volontariat, parce qu’en tant que jeunes, on ne peut pas être dans un pays sans pour autant contribuer au développement socioéconomique de la nation, en sauvant la vie de nos compatriotes.

Quel est votre appel à l’intention de l’Etat ?

Nous demandons à l’Etat et aux personnes de bonne volonté de nous venir en aide. Nous sommes confrontés ici à beaucoup de problèmes, notamment des incompréhensions avec certaines autorités, à savoir la police. Nous voulons que l’Etat nous aide à avoir à ce niveau un pont, comme dans les autres quartiers. Ce qui va protéger la population des accidents causés par les motos taxis.

Abdou Lory Sylla pour Guinee7.com

 

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