Lancé il y a un an de cela, par le président de la République, les travaux de construction de la route nationale Coyah-Mamou-Dabola (lot 1) sont visibles, le long de la route. Selon le maître d’ouvrage, cette route mesurera 10m de largeur, contrairement à l’ancienne route qui faisait 7 m. Ce lundi 25 novembre, Moustapha Naité, ministre des Travaux publics, a visité ce chantier en cours. Après son constat, il a accordé une interview au groupe de journalistes présents sur les lieux. Lisez !

Vous venez de visiter le tronçon Coyah-Mamou-Dabola. Votre constat…

C’est la route nationale n° 1, qui quitte Coyah jusqu’à Dabola, longue de 355 km, qui est réalisée avec l’entreprise CRBC dans le cadre de l’accord cadre que nous avons eu avec la Chine. C’est un chantier qui a démarré, il y a pratiquement un an. Aujourd’hui, nous sommes heureux de constater que le travail avance et que les bases-vie sont pratiquement toutes installées. Les matériels roulants et engins dont l’entreprise a besoin, dont plus de 500 sont déjà sur le terrain. L’effectif du personnel guinéen et chinois évalué à plus de 1100 personnes, sont déjà sur le terrain. Nous sommes heureux de constater que le travail avance au niveau de deux grandes sections. De Coyah jusqu’à Mamou et de Mamou jusqu’à Dabola. Pour l’instant, la partie qui est très bien avancée, c’est la première section. Nous avons mandaté l’entreprise de commencer prioritairement au niveau du pont de Linsan.

Des opportunités d’emploi pour des jeunes seront-elles créées dans ce projet ?

Nous sommes en train de développer aussi avec l’entreprise conseil, pour voir comment offrir des opportunités de formation aux étudiants sur les chantiers.

Les sources de financement ?

La route nationale n° 1, environ 357 millions d’euros ; et les voiries de Conakry, 2 millions d’euros, sont les deux premiers projets qui ont bénéficié de l’accord cadre avec la Chine.

Quelle sera l’impact économique de cette route ?

La nationale n°1 est la route à partir de laquelle les autres prennent leur embranchement . Je rappelle que c’est une route qui va vers des pays enclavés comme le Mali et le Burkina-Faso. La vision du chef de l’État est de faire en sorte que les routes permettent le développement économique du pays. Sans route, il n’y a pas de développement. Vous avez le trafic journalier qui dépasse les 20 000 véhicules par jour, ça explique l’impact économique de cette route qui va permettre de renflouer nos caisses. Parce que le port naturel des pays enclavés comme le Mali, le Burkina, c’est Conakry. Donc, avec cette route où le tracé a été amélioré par endroits, forcément nous aurons une augmentation extraordinaire du trafic, qui va générer des recettes pour les finances publiques.

Une synthèse de Bhoye Barry pour guinee7.com

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