Ibrahima Sory KEITA Président Dynamique ALPHA (Aréopage des Lecteurs et Penseurs pour l’Heuristique et l’Action)

La République de Guinée s’achemine vers son destin passant par un référendum le 1er mars 2020 devant lui conférer, ou non, un nouveau cadre de vivre ensemble dans un monde en perpétuelle évolution dont elle est membre. Dans ce genre de rendez-vous au sein d’un même peuple visant à se prononcer sur un tel nouveau cadre, à travers une nouvelle Constitution, c’est dans l’ordre normal des choses qu’il y ait des divergences et que celles-ci soient tranchées par le suffrage universel. Ce qui n’est pas normal par contre, c’est qu’une frange de ce peuple, recroquevillée sur sa position, veuille l’imposer à tout le peuple, y compris par des violences tendant à empêcher l’expression du suffrage universel. Une telle attitude est dénoncée et combattue, aucun démocrate ne se lassera de mener ce combat. L’anomalie devient d’autant plus révoltante lorsqu’il s’agit d’ingérences étrangères se mettant du côté de cette frange réfractaire pour empêcher l’expression du suffrage universel par des condamnations de son organisation ou par des tentatives de donner mauvaise conscience sur son organisation, et le comble, par des arguments qui défient le bon sens démocratique le plus élémentaire, en contradiction avec les pratiques démocratiques de ces ingérences étrangères ! De ce fait, on est logiquement amené à s’interroger sur les motivations réelles de telles postures de la part des ingérences étrangères, et face au vide d’explications objectivement convaincantes, on ne peut que laisser libre cours à son imagination pour combler ce vide. On peut ainsi partir de cet exemple de trains qui arrivent à l’heure et qui ne se font pas remarquer, pour le transposer à notre analyse.

Prime à la violence : est-ce concevable dans une démocratie où on peut s’exprimer !

Dans les pays développés en Occident où les trains occupent une part importante dans la circulation des personnes notamment, ces trains sont programmés pour partir et arriver à des heures précises. De ce fait, quand les trains arrivent à l’heure, c’est dans l’ordre du normal et cela n’attire pas l’attention outre mesure. Mais dès qu’un petit nombre de trains se met à arriver en retard, c’est le tollé, les protestations, les manifestations de mauvaise humeur, cela pouvant dégénérer. Les dirigeants de ces sociétés de trains réagissent généralement en soulignant qu’il s’agit juste d’un petit nombre de trains n’arrivant pas à l’heure, la grande majorité des trains étant ponctuelle. Pourtant, les projecteurs de l’actualité sont braqués plus sur cette minorité de trains n’étant pas à l’heure, du fait surtout du bruit engendré par les personnes concernées par ces trains. Le parallèle avec notre analyse, sur l’expression citoyenne pour départager, peut être fait à travers le projet, en Loire Atlantique, département de l’Ouest de la France, de transférer l’aéroport de Nantes Atlantique sur un autre site dénommé Notre-Dame-Des-Landes où devait être implanté un nouvel aéroport beaucoup plus grand. Ce projet s’est traduit par une divergence irréductible entre les populations de ce département, entre ceux qui voulaient de ce projet et ceux qui étaient contre, ces derniers étant regroupés dans un néologisme ou appellation répondant au nom de «ZAD», c’est-à-dire «Zone A Défendre». Les Zadistes (ceux appartenant à la ZAD) étaient donc contre et étaient mobilisés pour «Défendre», comme les membres du FNDC en Guinée mobilisés pour «Défendre». Les Zadistes ont été dans des affrontements violents avec les Forces de l’ordre, avec décès dans leur rang, tout comme les gens du FNDC avec les Forces de l’ordre en Guinée. Finalement, un référendum fut organisé par l’Etat en juin 2016, sous forme de consultation non contraignante, visant les habitants de ce département, et le «oui» au projet de construction d’un nouvel aéroport l’a largement emporté avec 55,17% face aux Zadistes qui n’ont recueilli que 44,83%. Et pourtant les Zadistes ont été les plus bruyants comme pour la minorité de trains n’arrivant pas à l’heure, agressifs, en affrontement avec les Forces de l’ordre comme déjà souligné, les plus en vue du fait de leurs attitudes attirant forcément les projecteurs sur eux, et cela donnait donc l’impression que les habitants  de ce département étaient majoritairement contre le projet, alors que grâce au référendum, on a vu qu’il n’en était rien!

Chat échaudé craint l’eau froide : proverbe assimilé à 100% par le FNDC

Sans doute que cette expérience indirecte engrangée par les protestataires un peu partout dans le monde, notamment par le FNDC, est-elle pour beaucoup dans son refus d’un référendum sur le projet de nouvelle Constitution, en craignant une cuisante défaite, malgré tout le bruit qu’il fait, à l’instar de ses homologues Zadistes étant comme eux du FNDC dans la défense du statu quo ! Le Gouvernement français a finalement décidé de ne pas faire le nouvel aéroport, ce qui lui valut de vives critiques, notamment de «trahison» et de «déni de démocratie». Faut-il donc que des catégories de personnes regroupées au sein du FNDC fassent du bruit, adoptent la violence comme moyen d’expression et surtout comme paravent masquant leur minorité, pour que l’on cède au détriment d’autres catégories de personnes respectueuses de l’ordre, mobilisées et confiantes de leur majorité pour l’expression légale à travers le suffrage universel sur le projet de nouvelle Constitution porté par le référendum ! Ce qu’il convient de retenir ici, c’est que du côté de l’Occident, ils ont donc, d’une part, cette expérience de catégories de populations opposées à un projet, demeurant dans la violence, dans des manifestations outrancières, y compris illégales et accompagnées de pillages, dans des affrontements avec les Forces de l’ordre, voulant faire prévaloir leur point de vue par la force, et d’autre part cette expérience de la nécessité d’un référendum dans de pareilles situations, pour départager par rapport aux autres catégories de populations adhérant au dit projet et disposées à suivre la voie légale d’expression dans le calme et la sérénité !

Du  deux poids deux mesures

 Et pourtant, face à cette même situation en Guinée, on entend des voix en Occident pencher vers ces catégories de populations ne voulant pas de l’expression par le suffrage universel et tenant à imposer leurs points de vue par la force ! Dans ces sociétés occidentales pourtant, quand il s’agit de départager, on a recours au suffrage universel ! Pourquoi donc faire du deux poids deux mesures dès lors qu’il s’agit de la Guinée, c’est-à-dire, face à ces 2 situations analogues d’arbitrage par référendum, émettre un jugement partial et différent ! On peut donc logiquement en conclure que ce n’est pas sur cet aspect de nécessité de suffrage universel dans de pareilles situations que ces voix occidentales doivent en vouloir à la Guinée en défendant ceux qui veulent faire prévaloir leurs points de vue dans la violence, puisqu’elles appliquent le suffrage universel chez elles ! Mais alors, ces voix occidentales en veulent-elles à la Guinée pour le nombre de mandats présidentiels sur lequel elles font chorus avec l’opposition guinéenne pour le limiter à 2 quelle que soit la situation, y compris par effet rétroactif même avec une nouvelle Constitution, en ne tenant pas compte de la volonté populaire, source de dévolution du pouvoir présidentiel !

Voix occidentales pour imposer la limitation du mandat présidentiel à 2 en Guinée quelle que soit la situation : ce n’est pourtant pas uniforme en Occident !

On constate en Occident des situations de Dirigeants pouvant faire plus de 2 mandats consécutifs, pour peu que leurs peuples leur renouvellent leur confiance : on peut notamment citer la Chancelière allemande encore en exercice, et qui en est à son 4e mandat consécutif, l’Espagnol Felipe Gonzalez qui a fait 4 mandats consécutifs en tant que Président du Gouvernement, la Britannique Margaret Thatcher, surnommée «la dame de fer» qui a fait 3 mandats consécutifs de Première Ministre du Royaume Uni, le Président américain Franklin Roosevelt qui a fait 3 mandats consécutifs de 1933 à 1945, et a même entamé un 4e mandat consécutif avant de décéder. C’est le 22e amendement de la Constitution des Etats-Unis qui a limité à 2 le nombre de mandats présidentiels le 21 mars 1947! Le cas du Président Roosevelt est intéressant pour nous Guinéens, car il a été élu en pleine crise économique, et c’est lui qui a engagé son pays, c’est-à-dire les Etats-Unis, sur la voie de la relance économique avec sa politique du New Deal. Il a tellement bien réussi qu’il a eu 4 mandats consécutifs. Mais alors, pourquoi en Guinée, quand on a un Président, en la personne d’Alpha Condé, qui est en train de mener notre pays vers l’émergence économique profitable à toute la Nation, pourquoi donc ne pas le reconduire, on ne parle même pas de 3 mandats, mais pour 4 mandats s’il le faut ! Pourquoi nous (nous Africains) imposer des limites dirimantes à notre développement, que les Occidentaux dont nous cherchons à atteindre le niveau de développement ou nous en rapprocher, ne se sont eux-mêmes pas imposées pendant tout leur parcours de développement, et bien leur en a pris car ils ont pu bénéficier d’une continuité de développement quand il le fallait jusqu’à ce niveau actuel de développement que l’on peut considérer d’irréversible! Nous en avions déjà fait la proposition dans un article de mai 2017 (intitulé : «Limitation mandat présidentiel dans les pays africains en développement : Mimétisme de mauvais aloi ou Négation d’esprit de responsabilité africain à assumer : Impératif d’harmonisation dans l’Union Africaine»). Dès lors que nous peuples, avons le pouvoir d’élire et de démettre, chaque fois que nous avons ce pouvoir (car ce n’est pas encore uniforme partout), nous n’avons forcément pas besoin de ces limitations de mandat présidentiel dans le stade actuel de notre parcours de développement. Même en France par exemple, où le mandat présidentiel était de 7 ans renouvelable à l’infini avant de passer à 5 ans en 2000 lors d’un référendum (tiens, tiens, un référendum !), sa limitation à 2 mandats consécutifs n’a eu lieu qu’en 2008, et à ce moment-là, on peut considérer sans risque de se tromper que le parcours de développement de la France était irréversible.

Même dans les différents Etats de la fédération des Etats-Unis d’Amérique, les mandats des Exécutifs étatiques ne sont pas uniformes dans leur limitation ou non limitation !

Si on revient sur le cas américain, bien que le mandat présidentiel soit limité à 2 au niveau fédéral des Etats-Unis, au niveau des différents Etats cependant, le mandat de Gouverneur (c’est-à-dire le Chef de l’Exécutif de chacun des Etats composant la fédération des Etats-Unis) est variable dans sa durée et sa limitation en fonction de chacun de ces Etats composant la fédération des Etats-Unis : ainsi, par exemple, en Arizona, en Californie, dans le Colorado, en Géorgie, entre autres, c’est 2 mandats consécutifs. Par contre, dans le Texas, à New-York, dans l’Illinois, à Washington, dans le Minnesota, entre autres, il n’y a pas de limitation de mandat, un Etat comme l’Utah faisant même 20 ans de mandat consécutifs sans limitation de mandat, et un autre Etat comme la Floride faisant 8 ans consécutifs sans limitation de mandat ! En substance, dans les sociétés occidentales, il existe donc des cas de limitation de mandat présidentiel et des cas de non limitation de mandat présidentiel ! On peut logiquement en conclure que là non plus, ce n’est pas sur cet aspect de limitation de mandat que ces voix occidentales doivent en vouloir à la Guinée en défendant ceux qui veulent faire prévaloir leurs points de vue dans la violence, car en Occident des mandats présidentiels ou de Chefs d’Exécutifs illimités existent ! D’autant plus que le sujet qualifié comme point phare du projet de nouvelle Constitution par référendum, par cette opposition guinéenne voulant imposer son point de vue par la force, à savoir le mandat présidentiel, ne constitue en rien un inédit propre à la seule Guinée : on a évoqué le référendum de 2000 en France qui a porté uniquement sur le mandat présidentiel, il y a notamment les cas de la Côte d’Ivoire, du Togo où les mandats présidentiels ont été concernés par les changements constitutionnels permettant aux Présidents de ces 2 derniers pays de candidater respectivement pour un 3e mandat et un 4e mandat, ce qu’ils ne pouvaient pas faire avant leurs changements constitutionnels ! Malgré tout cela, c’est sur la Guinée que sont braqués les projecteurs de ces voix occidentales relayant les désinformations de cette opposition guinéenne, faisant fi du peuple, et voulant s’imposer par la force ! Parmi ces relais, on a hélas vu récemment le Parlement Européen qui ne sort pas honoré de ses résolutions contre la Guinée qui se sont cependant révélées subjectives et dénuées de ce fait de toute valeur analytique. On a cet autre relais, en la personne de Jean-Luc Mélenchon, Chef d’un parti politique en France, qui dit notamment que «la Guinée est en ébullition», qu’il y a «une intense mobilisation populaire» contre le régime ! Décidément, chacune des attaques de cette opposition guinéenne du FNDC contre le Pouvoir guinéen, à travers ses relais étrangers, conforte davantage le Président Alpha Condé, tant ces attaques reposent sur du subjectif ou sur des slogans creux comme avec Mélenchon, sans aucun reflet objectif de la réalité de la Guinée.

Soutien Mélenchon au FNDC : Révélateur d’une vacuité de valeurs républicaines

Pour se rendre compte à quel point les propos de M. Mélenchon sur la Guinée sont empreints d’emphase, c’est-à-dire d’exagérations qui n’existent que dans son esprit, il faut juste faire le rapprochement avec ses grandiloquences chez lui en France. Ainsi, lors des manifestations sur la réforme des retraites en France, le journal Le Monde du 19 décembre 2019 a rapporté les propos de M. Mélenchon qui  «a tenté de surfer sur le mouvement social» (dixit le Monde), en déclarant que « Le pays ne lâchera pas…Cette fois-ci, c’est sûr, la sociale est là. On est passé d’un état d’ébullition au début du mouvement à celui de soulèvement général…Le 5 décembre a commencé une mobilisation d’une incroyable profondeur. Le 17, la vague s’est amplifiée. Et le 18, ce n’est pas le même pays : deux millions de personnes se sont rendu compte de leur force» ! Y a-t-il eu ce soulèvement général en France ainsi que la réalisation des autres propos proférés par M. Mélenchon, cette France a-t-elle cessé d’être le même pays ? Si l’on trouve que c’est non, alors qu’on se rassure ou au contraire qu’on se fasse du souci selon qu’on soit respectivement du côté de la Guinée progressiste (si tant est-il d’ailleurs qu’on ait été inquiet par ces propos) ou du FNDC. Et c’est ce même Mélenchon, après son cuisant échec sur sa tentative de surfer sur le mouvement social et la mise à nu de toutes ses contrevérités, en est maintenant aux obstructions par le dépôt de plus de dix neuf mille (19.000) amendements au Parlement sur la réforme des retraites ! A la manière du «je ne peux pas manger ton couscous que tu as gagné, je vais essayer d’y mettre du sable» ! Ces attitudes d’Hommes politiques marqués par la tonitruance, les contrevérités, les outrances, les obstructions que partage M. Mélenchon avec ses amis du FNDC, ne sont pas des valeurs républicaines !

Quand on croit que la force de ses paroles correspond à ses forces sur le terrain !

C’est un des aspects de ces comportements grandiloquents faisant croire à M. Mélenchon et à ses amis du FNDC, que parce qu’ils élèvent la voix en étant dans l’outrance, cela correspond à une forte implantation sur le terrain. Ainsi M. Mélenchon s’était posé en «ennemi juré» de la candidate du Front National lors de l’élection présidentielle française de 2012 en ameutant toute la troupe du Front de gauche avec l’emphase qu’on lui connait et faisant croire qu’il est le plus fort, mais avec son rang de 4e , il s’est classé loin, en termes de suffrages, derrière la candidate du Front National classée en 3e position! Il est allé à nouveau la défier, pour prendre sa revanche, lors des Législatives de cette même année 2012, mais il fut à nouveau battu, et la presse a titré : « Mélenchon sèchement battu par Marine Le Pen à Hénin-Beaumont ». De tels comportements d’autoglorification démesurée de M. Mélenchon et ses amis du FNDC entrainent des réactions antirépublicaines. Et ça n’a pas loupé, car après la publication des résultats de l’élection présidentielle de 2017 en France, le média Télérama du 23 avril 2017 titrait à 22H25 : «Résultats Présidentielle 2017 : Jean-Luc Mélenchon (19,2%) refuse de reconnaitre sa défaite» ! Et ce journal poursuit par ces propos de M. Mélenchon classé 4e et déclarant donc que «Le résultat annoncé depuis le début de la soirée n’est pas celui que nous espérions. En toute hypothèse, ce n’est pas le résultat qui sera le bon». Et pourtant ce résultat a été le bon ! Qu’on ne soit donc pas surpris que les amis FNDC de M. Mélenchon tiennent de tels propos après une joute électorale, tellement, comme leur mentor, ils pensent qu’en étant dans l’outrance ils ont une implantation sur le terrain  proportionnelle à leur exubérance! C’est ce même M. Mélenchon, ami du FNDC, qui a tweeté le samedi 16 novembre 2019 lors de la manifestation parisienne des «Gilets jaunes», le message suivant : «Ce n’est plus de la police républicaine. Juste une milice gouvernementale. C’est cette milice qui provoque le désordre». Il traite donc la Police républicaine de milice ! Encore un piétinement d’une valeur républicaine, par ce Soutien du FNDC,  à travers cette déconsidération de la Police républicaine! C’est encore ce même Mélenchon qui avait été exfiltré de la marche blanche contre l’antisémitisme organisée à Paris en mars 2018, après avoir été hué, car il avait été pris à partie par un grand nombre de manifestants qui l’accusaient de complaisance à l’égard des personnes antisémites, et il avait même été traité de «collabo» ! Mais le plus intéressant, c’est la réaction de M. Mélenchon qui a déclaré «Faut pas confondre 40 énergumènes avec des milliers de braves gens que compte ce pays. Il ne faut pas leur donner une importance qu’ils n’ont pas» ! Ah bon M. Mélenchon, ça ne vous est pas venu à l’esprit de ne pas confondre vos amis du FNDC avec des milliers de braves gens qui vivent dans ce pays qu’est la Guinée ! Cà ne vous a pas traversé l’esprit de ne pas leur donner une importance qu’ils n’ont pas ! Le manque de discernement, une attitude opportuniste centrée sur son auto promotion, le refus de reconnaitre le verdict des urnes dans une élection démocratique, toutes postures de M. Mélenchon partagées avec ses amis du FNDC,  ne sont pas des valeurs républicaines. Une telle attitude opportuniste a pour corollaire le manque de courage d’assumer ses propos, comme cela a été le cas de M. Mélenchon, ami du FNDC. En effet, il a croisé le Président Macron qui était dans les rues de Marseille (ville du Sud de la France) en septembre 2018 en train de s’offrir un bain de foule, et la presse s’est moqué de M. Mélenchon, ami du FNDC, notamment le journal «Ouest France» du 8 septembre 2018, en titrant «Jean-Luc Mélenchon raillé pour sa rencontre avec Emmanuel Macron à Marseille». C’est que M. Mélenchon avait qualifié quelques heures plus tôt le Président Macron de «plus grand xénophobe». Et quand la presse l’a interrogé sur ces propos lors de cette rencontre avec le Président Macron, donc devant le Président Macron, M. Mélenchon a répondu qu’il s’agissait «peut-être d’une légère exagération marseillaise», mais le Président Macron a réagi en disant «Ca m’étonnerait». M. Mélenchon s’est donc dégonflé, en d’autres termes il n’a pas fait preuve de courage, comme ses amis du FNDC qui ne font pas preuve de courage en assumant par exemple qu’ils ont des manifestants armés, qu’ils sont mus par des destructions délibérées de biens publics et de vandalisme sur les paisibles citoyens notamment, et non par des manifestations pacifiques, qu’ils n’ont pas le courage d’assumer la conquête du Pouvoir par la voie démocratique prenant généralement du temps et qu’ils préfèrent donc prendre ce qu’ils espèrent être des raccourcis en envoyant des enfants sur le champ des manifestations illégales, galvanisés par le slogan de leur mentor, par ailleurs Chef de file de l’opposition, haranguant ses partisans dans une célèbre vidéo, par des «Est-ce que vous êtes prêts à mourir le cas échéant» ! Voilà ce qu’est M. Mélenchon, Soutien de ses amis du FNDC, pensant pouvoir ébranler notre pays ! Une seule réponse, celle qu’il a lui-même donnée et qu’on lui retourne : «Faut pas confondre 40 énergumènes avec des milliers de braves gens que compte ce pays [qu’est la Guinée]. Il ne faut pas leur donner une importance qu’ils n’ont pas» ! En définitive, tous les argumentaires véhiculés par ces voix occidentales sur la Guinée apparaissent comme des motivations superficielles de défense d’une cause déterminée ne résistant cependant pas à la réalité, car cela constitue justement une réalité en Occident, que ce soit l’organisation d’un référendum constitutionnel, le nombre consécutif d’un mandat présidentiel limité à deux ou illimité, le respect de la Constitution, la souveraineté populaire. Au demeurant, on fait un mauvais procès à la Guinée qui, d’une part, est dans le respect de la Constitution actuelle fixant notamment le nombre de mandat présidentiel à deux. Si la continuité de la gouvernance Condé souhaitée par une immense partie du peuple doit se faire, ce sera donc forcément à travers une nouvelle Constitution, instruite par le Président de la République comme stipulé par la Constitution,  sur laquelle se prononceront les pro et les anti nouvelle Constitution. La Guinée d’autre part, est dans le respect de la souveraineté du peuple en lui proposant un référendum constitutionnel lui permettant de se prononcer et de faire appliquer son verdict. Face à ce mauvais procès fait à la Guinée sur des motivations ne résistant pas à la réalité, et la Nature ayant horreur du vide, on est obligé de chercher les véritables motivations, et là c’est le domaine de l’imaginaire de tout un chacun qui va jouer.

Opulence d’imaginaires face à l’indigence d’argumentaires

En partant du principe d’équation où on a d’un côté la Démocratie (se déclinant en Souveraineté du Peuple, Forces de l’ordre concourant au respect de l’ordre public, Référendum constitutionnel, etc.) et de l’autre côté le Président Alpha Condé, Chef de l’Etat Garant du respect de cette égalité conduite comme en Occident par exemple, la logique mathématique voudrait donc qu’une attaque infondée contre le  1er terme de cette équation équivaille forcément à une attaque déguisée contre l’autre terme de cette équation, mais logiquement infondée, d’où c’est au Président Alpha Condé qu’on en veut, et on ne veut pas que le Peuple de Guinée, par référendum, montre que lui, il tient au Président Alpha Condé. Notre imaginaire se demande donc si on n’en veut pas au Président Alpha Condé parce qu’on le considère comme un leader qui, par son esprit d’indépendance, risque de faire perdre des intérêts. Vis-à-vis des partenaires avec lesquels des relations d’intérêt sont nouées, il y avait au départ notamment les sommets France-Afrique depuis 1973, devenus des sommets Afrique-France depuis 2010. Il y a eu par la suite dans les années 2000 les sommets Chine-Afrique, Inde-Afrique, Japon-Afrique, Allemagne-Afrique, Russie-Afrique, et notre imaginaire se demande si quelque part on ne s’est pas dit qu’avec ce Président Alpha Condé, à la tête d’un pays riche, prenant une part active dans ces différents sommets, parlant de rupture du cordon ombilical, ne semblant pas vouloir rejoindre une certaine zone monétaire de son voisinage, face donc au risque de dilution d’intérêts,  ne vaut-il pas mieux miser sur quelqu’un qui offre toutes les garanties de non dilution d’intérêts, d’où tout mettre en œuvre pour soutenir ce dernier en y mettant les formes, c’est-à-dire en lui témoignant d’un soutien superstructurel de convenance couvrant ses actions infrastructurelles ou de terrain transgressant la véritable superstructure constituée par des formes juridiques et de droits de l’Homme à respecter, sur laquelle on ferme cependant l’œil. Mais ce n’est que de l’imaginaire, et si on considère que c’est avéré, cela montre à quel point le Président Alpha Condé est dans la défense des intérêts de son peuple, partout où cela pourrait être exploité, comme il le fait actuellement auprès notamment de tous les investisseurs potentiels pouvant contribuer à du gagnant/gagnant et non livrer son pays à une chasse-gardée au détriment, dans ce cas, de son peuple. Par ailleurs, notre imaginaire devient aussi fertile concernant M. Mélenchon par rapport à ses attaques sur la Guinée, pour soutenir ses amis du FNDC. Notre imaginaire se demande donc si ce n’est pas par son égo surdimensionné transparaissant dans ses faits et gestes que M. Mélenchon en veut au Président Condé, d’où son soutien au FNDC par l’application de l’adage selon lequel «l’ennemi  (FNDC) de mon ennemi (Président Condé) est mon ami» ! L’attention de notre imaginaire a été attirée par cette phrase dans l’attaque de M. Mélenchon sur la Guinée, à savoir «Le Président de la Guinée, Alpha Condé, proche des réseaux PS…». «Proche des réseaux PS» ! Tout est dit. Pour rappel, M. Mélenchon était membre du PS (Parti Socialiste français) qu’il a quitté en 2008 et il a notamment été Ministre délégué à l’Enseignement professionnel de 2000 à 2002 dans le Gouvernement socialiste d’alors. Le PS et le RPG (Rassemblement du Peuple de Guinée, devenu plus tard RPG Arc-En-Ciel) se sont retrouvés dans l’Internationale Socialiste, y compris donc dans la période où M. Mélenchon était membre du PS, où ils étaient de ce fait tous camarades. Plus tard, le leader du Ps (le camarade François Hollande) et le leader du RPG (le camarade Alpha Condé) sont devenus Présidents de la République de leurs pays respectivement en 2012 et 2010, leur amitié se renforçant davantage. Il se trouve que M. Mélenchon était dans l’opposition virulente envers le PS, son ancien parti, notamment contre le Président Hollande, et là encore, dans notre imaginaire, l’adage, selon lequel «l’ami de mon ennemi est mon ennemi» a fait son effet. Notre imaginaire, très fertile on l’aura remarqué, va dans le sens d’un Mélenchon, homme imbu de sa personnalité, trouvant que le camarade/Président Condé lui doit des égards au même titre qu’avec le Président Hollande. Notre imaginaire trouve même que M. Mélenchon, avec son égo surdimensionné, dit que le camarade Condé, on a cheminé ensemble dans l’Internationale Socialiste, on l’a soutenu, d’où un devoir d’égards à son endroit. Mais pour revenir au réel, un Président de la République, c’est une autre dimension, il dépasse les relations de partis, et les égards, c’est plutôt vers lui qu’on doit les porter, ce qui n’est pas antinomique à la considération inhérente à un Président de la République pour tous les citoyens de quelle qu’importance qu’ils soient, car il est là pour tout le monde. Pour ce qui est de l’Internationale Socialiste, le camarade Alpha Condé y jouissait déjà d’une grande popularité lorsque le RPG n’y était qu’avec un statut d’«Observateur» non redevable à ce Mélenchon si ce point précis de notre imaginaire est avéré. Dans le réel, nous avons en effet été témoin de la grande popularité du Président Alpha Condé dans l’Internationale Socialiste, lorsque nous avons eu l’honneur de participer à une réunion du comité Afrique de l’Internationaliste Socialiste à Dakar dans une délégation dirigée par le Secrétaire d’alors aux Relations Extérieures du RPG, ou encore lorsque nous avons représenté, seul, le RPG à une réunion du comité Afrique de l’Internationale Socialiste en mars 1999 à Bamako, ou encore lorsque nous avons eu l’honneur d’être membre de la délégation du RPG, conduite par sa Secrétaire d’alors aux Relations Extérieures, au 21e congrès de l’Internationaliste Socialiste à Paris en novembre 1999. La popularité du Président Alpha Condé ne souffrait d’aucun doute ! En définitive, brave Peuple de Guinée, soyons fiers de notre Président Alpha Condé. Nous venons de voir qu’avant même d’être notre Président de la République, il jouissait d’une grande popularité, d’une grande respectabilité et d’un grand réseau relationnel notamment au sein de l’Internationale Socialiste. Et pourtant, il n’a pas donné notre pays au réseau de l’Internationale Socialiste par exemple. Au contraire, il se bat sur tous les fronts d’Investisseurs de divers horizons possibles (les sommets France, Chine, Inde, Japon, Allemagne, Russie/Afrique, entre autres) pour les intérêts de notre pays. Soyons conscients que notre destin passe par la réussite de ce Président de la République. Demeurons donc mobilisés pour voter massivement «OUI» au référendum du dimanche 1er mars ! «OUI» à la nouvelle Constitution qui nous permettra notamment, d’avancer encore avec le Président Alpha Condé, pour qu’à l’image des Etats-Unis d’Amérique par exemple, qui ont donné 4 mandats consécutifs à leur Président Roosevelt qui a relancé l’économie de leur pays, nous puissions bénéficier, derrière le Président Alpha Condé, de la consolidation des réussites de notre Chef d’Etat ainsi que de leurs amplifications par un total maillage du territoire national dans l’installation irréversible de notre pays dans l’émergence.

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