Une consultation réunissant plusieurs scientifiques et académiciens de la sous-région ouest-africaine a été lancée ce lundi 3 septembre, à Conakry, par le ministre de l’Enseignement supérieur, Abdoulaye Yero Baldé.

Impulsé par la banque de technologies des Nations-Unies, en partenariat avec la commission économique des Nations-Unies pour l’Afrique, la banque africaine de développement, la commission de l’union africaine et le réseau des académies africaines des sciences, ce forum de deux jours ( du 9 au 10 septembre 2019), va permettre à ces cadres à travers des tables rondes, de « partager leurs expériences et d’identifier des perspectives pour le renforcement des académies », domiciliées dans les pays moins avancés (PMA)

Pour la Guinée, ça sera l’occasion de copier les bonnes pratiques, afin de se doter prochainement d’une académie efficace, capable de remplir sa mission.

De prime abord, le ministre de l’enseignement supérieur, Abdoulaye Yero Baldé, a estimé que « ce forum est très important pour notre pays et pour la sous-région » avant de développer plus loin que : « Les académies des sciences ont un rôle très important pour les différents pays (…) Quand on parle d’académie des sciences, c’est dans tous les domaines, ce n’est pas dans la science pure seulement, mais dans le domaine de la littérature, de la culture. Elle apporte des conseils au différents gouvernements sur plusieurs sujets. »

Abdoulaye Yero Baldé

« Nous aurons enfin, pour très bientôt, notre académie des sciences de Guinée. Je vous rappelle que ce dossier est passé en conseil interministériel et il a été approuvé. Il devait aller en conseil des ministres pour approbation, mais nous avons jugé nécessaire d’attendre que ce forum ait lieu, pour que la Guinée puisse bénéficier des expériences des autres académies avant que je ne puisse faire avancer le dossier. Le décret est prêt pour être signé, mais il y avait des discussions entre décret et loi et je pense qu’à l’issue de ce forum, nous aurons une meilleure indication, à quel type d’argument juridique nous devons utiliser pour la création de l’académie des sciences de Guinée », a-t-il informé.

Estimant que La Guinée a joué un très grand rôle dans la création de cette banque qu’il représente, Joshua Setipa, directeur général de la banque de technologies des nations-unies pour les pays moins avancés a fait savoir que : « (…) nous sommes là pour travailler avec les académies des sciences en Guinée, au Benin, au Burkina Faso, au Togo, pour se rassurer que ces académies soient renforcées afin de pouvoir résoudre les problèmes avec la technologie. »

Coordonnateur résidant du système des Nations-Unies, George Alfred Ki-zerbo, quant à lui, a exprimé : « la volonté de l’équipe pays des Nations-Unies en Guinée à supporter le gouvernement guinéen dans sa dynamique visant à faire des STI (science de la technologie et de l’innovation), un levier central pour résoudre de nombreux problèmes de bien-être des populations, notamment dans les domaines de la santé, de l’éducation, de l’environnement, etc. »

Tout en ajoutant que : « c’est une manière sûre à même d’aider les pays les moins avancés à rattraper les pays développés. »

A rappeler que d’autres membres du gouvernement, comme le ministre de l’Enseignement technique, Lansana Komara et Roger Patrick Millimono, de l’élevage, ont pris part à la première journée de cette réunion.

Abdou Lory Sylla pour Guinee7.com

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