Ce mercredi 03 juin, s’est tenue à Conakry un atelier autour des recommandations de l’examen périodique universel de janvier 2020 des nations unies, sur les questions des droits de l’Homme en Guinée. Cette rencontre a réuni les représentants de différents départements ministériels concernés.

Ces cadres ont travaillé sur les recommandations faites par le conseil des droits de l’Homme, afin de permettre à la Guinée de prendre de nouveaux engagements dans le cadre du respect des droits de l’homme. 

Présent à la cérémonie d’ouverture de ces travaux, le ministre d’État, ministre de la justice, garde des sceaux Mohamed Lamine Fofana a fait savoir que « la présentation du rapport devant le conseil des droits de l’Homme a donné lieu à 77 questions de la part des États membres qui ont été posées à la délégation guinéenne. On a eu à répondre à certaines questions que nous avons pu répondre immédiatement, mais il y avait des questions d’une telle technicité, qu’il fallait se rabattre sur les départements ministériels pour pouvoir les répondre. Ce sont ces questions qui ont fait l’objet de recommandations, qui ont été envoyées en nous donnant un délai de deux mois pour répondre. Alors nous avons reparti ces questions entre les départements ministériels compétents, ils ont travaillé là-dessus et ils doivent se retrouver aujourd’hui (Mercredi 03 juin) pour qu’on parle le même langage, qui va être communiqué aux autorités du haut conseil des droits de l’Homme. Ce que nous demandons aux participants, c’est la loyauté. Ne rien cacher, dire ce qui est possible et ce qui n’est pas possible ». 

Pour sa part, le ministre Taran Diallo, de la citoyenneté et de l’unité nationale a d’abord précisé qu’ « il y a au total 213 recommandations, sur lesquelles il y a beaucoup qui sont répétitives, parce qu’elles avaient déjà été déclarées en 2015 sur le rapport de la Guinée et la Guinée s’était prononcée ». Avant des souligner : « nous avons de nouvelles recommandations parmi lesquelles, les questions lancinantes de liberté de manifester ; de la sécurité ; de la liberté de la presse ; du contenu local. Nous avons à peu près une vingtaine de nouvelles recommandations sur lesquelles, département par département, acteurs de la société civile, chacun peut se prononcer. Ce sont ces avis qui seront recensés et sur lesquels on va s’accorder et c’est cela qui constituera de nouveaux engagements pour la Guinée ». 

« Du point de vue réglementation, ajoute-t-il, les partenaires sont satisfaits des textes qui sont étiquetés. Nous avons des difficultés dans la mise en œuvre et de ce côté qu’on nous demande de mettre plus d’application ».

Quant à Patrice Vahard, représentant du haut-commissaire des nations unies au droit de l’Homme et représentant le coordinateur résidant des nations unies à cette cérémonie, il estime que « l’exercice que nous faisons concerne d’abord le peuple de Guinée. Le conseil des droits de l’Homme et examen périodique universel est une opportunité que le monde entier a pour se focaliser sur un pays, afin de lui donner une série de recommandations qui peuvent contribuer à la paix et au développement durable. Mais ce n’est pas seulement dans l’enceinte du conseil des droits de l’Homme, l’application se fait sur le terrain. Dans les villes, dans les quartiers et dans les villages. Donc ça doit concerner tous les Guinéens ».

Selon lui, « le processus qui s’est fait, il faut évidemment que le gouvernement représente la position officielle, mais il faut que la population s’approprie les lectures les uns et les autres se font sur la situation des droits de l’Homme en Guinée et contribue de manière à ce que ça ne soit pas seulement un rendez-vous qui se fait tous les 5 ans. Mais entre une session de conseil des droits de l’Homme et l’examen périodique universel et une autre, un programme soit fait dans le sens du bien entre des populations Guinéennes ». 

Mohamed Soumah pour Guinee7.com 

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