C’est à travers  une conférence de presse animée ce vendredi 6 mai, dans la salle Elhadj Mohamed Koula Diallo de la maison de la Presse sise à Coléah que l’Agence Nationale de Lutte contre la Corruption et de la bonne gouvernance (ANLC) a procédée à la présentation de son rapport d’activité annuel 2015. Selon les responsables de l’ANLC,  plus de 500 milliards de francs guinéens sont payés chaque année en pot de vin.

A l’occasion de la célébration du 12ème anniversaire de la Convention des Nations Unies contre la corruption, la direction de l’ANLC salue les efforts du Président de la République et de son Gouvernement en matière de promotion de la bonne gouvernance et de lutte contre la corruption. Ainsi, elle profite de cette opportunité pour présenter son Rapport d’Activités annuel 2015.

Selon Sékou Mohamed Sylla, secrétaire exécutif adjoint de L’ANLC, avec ses faibles moyens, l’agence nationale de lutte contre la corruption fidèle à la mission qui lui est dévolue a réalisé quelques activités au cours de l’année 2015, conformément à ses attributions : «sur le plan international, l’Agence a enregistré des acquis, en tant qu’institution nationale chargée de promouvoir la bonne gouvernance, et de mener des activités de prévention, de détection et de répression de la corruption et les pratiques assimilées. Sur le plan national, l’Agence a déroulé quelques missions d’investigations et/ou d’enquêtes, et a réalisé des activités de sensibilisation, d’information, de formation, de communication et d’études autour de la corruption et de la gouvernance. »

La tendance actuelle, dit-il, du manque de financement de la lutte contre la corruption doit être inversée, avec des pouvoirs d’enquête et de poursuite. « La corruption est inacceptable. Les principes de la transparence, de l’éthique, de la responsabilité et de la bonne gouvernance doivent prévaloir », insiste-t-il,  avant de préciser que L’ANLC, a connu des difficultés qui ont eu des impacts négatifs dans son fonctionnement.

Toutefois, avec la volonté politique « affirmée » du Chef de l’Etat, l’engagement de son Gouvernement et l’appui de ses Partenaires « nationaux et internationaux », l’ANLC, se fixe six (6) objectifs principaux.

A savoir : Le renforcement des capacités juridique, institutionnelle et opérationnelle, pour lutter contre la corruption, la finalisation du cycle d’examen de la Guinée par ses pairs, de l’application de la Convention des Nations Contre la Corruption, l’adoption, la promulgation et l’application de la Loi portant Prévention, Détection et Répression de la Corruption et les Infractions Assimilées, l’adoption, la promulgation et l’application de la Loi portant Modalités et Procédures de Déclaration de Patrimoine ainsi que les Actes réglementaires d’application, l’élaboration, l’adoption et la mise en œuvre de la politique et la stratégie nationales de bonne gouvernance et de lutte contre la corruption, et la visibilité et lisibilité de l’ANLC.

Mohamed Barry pour Guinee7.com