Le temps aura joué en sa faveur. Le patron de l’UFDG, longtemps considéré comme le symbole de la fidélité avec Lansana Conté, vient d’être désigné comme “porte-parole” des anciens ministres de Conté. Combien sont-ils ? 700 au moins. Disons que c’est tout le monde, en Guinée, sauf Alpha Condé. Qui, au contraire, a toujours été son ennemi juré. Alpha Condé, c’est bien celui-là à propos duquel Monsieur Lansana Conté répétait dans ses discours : « Ne laissez pas un étranger gérer ce pays »…

Quoi qu’il en soit, peut-on dire que ces dernières années sont-elles celles des titres pour le président de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée ? Rien de plus sûr. De la coprésidence de l’association internationale des députés libéraux et démocrates du monde, en passant par les honneurs qu’il reçoit çà et là, Cellou Dalein gagne petit à petit l’usufruit de son attachement à la paix.

Pour revenir à nos moutons, cette désignation a été le fait des ténors de l’ancien parti au pouvoir – Parti de l’Unité et du Progrès- qui lui confie ce rôle, à l’occasion du 6e anniversaire de la disparition du général. Ce qui naturellement, laisse entrevoir que c’est donc Dalein qui hérite de l’armature du régime Conté. Le patron de l’UFDG, qui a occupé tous les postes importants sous Lansana Conté, et qui lui est resté fidèle jusqu’au bout, est-il plus digne de réclamer l’héritage Conté ? C’est donc une position de force qui fâche, d’autant que la Basse-Guinée, vivier électoral important, sera appeler à faire payer à certains politiciens leur traitrise.

Hawa Tawel, In L’Indépendant, partenaire de guinee7.com

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