Depuis quelques jours, des rumeurs concernant une éventuelle augmentation du prix du carburant à la pompe, courent de bouche à oreille à Conakry, ainsi qu’à l’intérieur du pays. Pour le moment le gouvernement ne s’est pas encore prononcé sur la question, mais le Premier Ministre, Kassory Fofana, a reçu hier, dans l’après-midi, une délégation de l’inter-centrale syndicale CNTG-USTG.

Au sortir de cette rencontre qui s’est tenue à la primature, et qui a duré plus d’une heure, le président de la commission de négociation de l’inter-centrale CNTG-USTG, Mamadou Mansaré, a confirmé au micro des journalistes présents qu’il s’agissait bel et bien des discussions autour du prix du carburant à la pompe.

« Nous avons dit à Monsieur le Premier Ministre que s’ils doivent respecter les obligations que l’État a signées avec les partenaires extérieurs, il y a aussi des accords qu’on a signés sous l’égide de l’Assemblée nationale qu’il faudrait respecter, c’est-à-dire l’accord de février 2016 », a déclaré le camarade Mamadou Mansaré.

Selon lui, « il y a un pied du tripartisme qui manquait dans la salle, il s’agissait du patronat. Nous avons demandé que nous ne pouvons pas ouvrir n’importe quelle négociation autour de ce dossier de carburant et le prix du carburant ne peut pas être fixé, sans qu’il n’y ait une négociation ».

À noter que selon certaines indiscrétions, le prix du carburant doit grimper de 8.000 GNF à 12.500 GNF le litre à la pompe, chose qui augmentera sans doute la cherté de la vie dans le pays.

Mohamed Kaba Soumah pour Guinee7.com