Selon nos informations, le 3 décembre dernier à Paris, Rio Tinto a lancé le processus d’appel d’offres pour les infrastructures de Simandou en présence des représentants de la Guinée.

Selon notre source, ‘‘pendant deux semaines, tous les soumissionnaires potentiels pour la réalisation des infrastructures (port, chemin de fer et mine) seront rencontrés pour leur expliquer les détails du projet et leur demander de soumissionner dans un délai court’’.

Par ailleurs, ‘‘les soumissionnaires doivent s’engager à participer au consortium d’infrastructure pour au moins 10 pourcent de la valeur de la soumission en participation au capital’’, nous précise notre source.

C’est dire que le calendrier du projet Simandou suit son cours malgré l’épidémie d’Ebola et la chute du prix du minerai de fer à près de 50% cette année.

Cependant, selon un spécialiste ‘‘il faut retenir que du fait de l’existence d’ébola en Guinée, la visite de terrain de six semaines des soumissionnaires sera retardée. Ce qui pourrait jouer sur le calendrier de dépôt des soumissions et de finalisation de l’étude de faisabilité bancable’’.

Pour rappel, en juin dernier, le cadre d’investissement du projet Simandou a été ratifié par l’Assemblée nationale.

Ibrahima S. Traoré