Selon nos informations, la signature du cadre d’investissement prévue le 18 avril dernier, se fera dans la semaine du 20 mai prochain. Rio aurait soumis le document à son Conseil d’administration la semaine dernière qui doit le valider avant Conakry. Ici, le cadre d’investissement sera soumis au gouvernement pour approbation avant l’Assemblée nationale.

Pourquoi jusque-là, Rio n’a pas déposé ce précieux document en vue de sa signature en Guinée ? Certaines sources estiment qu’il fallait impérativement le soumettre au Conseil d’Administration, ce qui serait fait aujourd’hui. D’autres par contre murmurent que cette étape n’était pas nécessaire, vu que toutes les négociations ont été faites sous l’égide du Conseil d’Administration. Pour ces dernières sources, le souci de Rio était ailleurs : La compagnie anglo-australienne attendait plutôt du gouvernement guinéen une compensation au titre du préjudice subi pour la perte des blocs 1 et 2 du Simandou (ces blocs lui ont été retirés au profit de BSGR en 2008. Et le gouvernement guinéen vient de les retirer à BSGR sous prétexte que la procédure d’acquisition a été entachée de fraude). Rio, en désespoir de cause, a donc fini par porter plainte contre entre autres, BSGR, Vale, et d’importantes personnalités guinéennes.

Qu’à cela ne tienne, la signature du cadre d’investissement marquera la reprise des activités de Rio Tinto en Guinée. La compagnie pour cette reprise qui sera essentiellement axée sur la finalisation des études de faisabilité bancable -au plus tard le 1er trimestre 2015-, aurait voté un budget de 300 millions de dollars.

Selon nos sources, le cadre d’investissement engage Rio Tinto à mettre en place un consortium de financement des infrastructures avec comme date butoir, mars 2015. Passé ce délai, le gouvernement guinéen se réserve le droit de lui retirer le monopole sur les infrastructures.

Aussi, une clause de résiliation de la concession de Simfer aurait été introduite en cas de non-respect des délais de production et de l’étude de faisabilité. A préciser que la date de première production commerciale a été fixée pour fin 2018.

En outre, Rio Tinto aurait insisté sur l’usage du chemin de fer par les mines situées dans un rayon de 150 km du corridor.

Pour tout dire, la signature du cadre d’investissement, si elle a lieu comme prévue, constitue une étape importante dans le développement du projet Simandou. Même si certains pensent qu’un budget de 300 millions de dollars pour la reprise des activités est dérisoire. Pour rappel, Mahmoud Thiam, ancien ministre des Mines, selon Rio Tinto, aurait reçu un pot de vin de 200 millions de dollars dans les négociations des blocs 1 et 2 de Simandou,

Ibrahima S. Traoré

 

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