De par la mauvaise qualité de leur prestation (accueil, notamment), les agents de Banque en Guinée n’étaient pas dans les cœurs de nombreux Guinéens. La grève qu’ils viennent de déclencher, pendant que les fonctionnaires attendent leurs salaires et à la veille du Ramadan, ne va certainement pas arranger les choses. Ce vendredi, des Guinéens dans des médias et autres réseaux sociaux désapprouvent la grève. Ci-dessous quelques exemples.

Lors d’une assemblée générale le 23 Mai dernier, Abdoulaye Sow, patron de la FESABAG, syndicat des banques et assurance avait déclaré: ‘‘nos patrons n’ont aucune considération pour nous. Ils ont du mépris pour les travailleurs. Nous avons dit lors du développement de notre sujet qu’aujourd’hui les patrons disent que les banques ça ne va pas. Nous avons des dizaines et des dizaines d’expatriés, pendant que nos banques sont majeures. Mais ils mènent une vie ostentatoire, inacceptable. Ils achètent des véhicules à un milliard et aujourd’hui nous leur avons demandé d’aller à la vérité des chiffres, nous voulons voir si les richesses que nous créons ne peuvent pas satisfaire à nos demandes et si ce n’est pas le cas, nous baissons les armes. Nous sommes convaincus que les chiffres des comptes d’exploitation de nos banques permettent de nous payer même à 50% et nous nous avons été responsables nous avons demandé 30%. Pour le moment ils ont fait des propositions médiocres, inacceptables et inconcevables.’’

Ce qui contraste naturellement avec l’avis des patrons. En effet dans un communiqué l’Association Professionnelle des Banques (APB) dit avoir reçu de la FESABAG une plateforme revendicative contenant onze (11) points dont les éléments essentiels se résument à :

‘‘– une augmentation de salaire de 84 % ; – une multiplication par quatre des primes, indemnités et allocations ; – une instauration : d’un 14ème mois de salaire ; d’un mois de salaire pour l’anniversaire de la création de la monnaie guinéenne ; d’un mois de salaire supplémentaire pour les congés ; d’un mois de salaire pour la fête du travail du 1er Mai ;

Ainsi que plusieurs autres avantages parmi lesquels le règlement de 40 mois de salaire au moment du départ à la retraite au lieu de 28 mois actuellement.

L’incidence financière de cette demande de revalorisation salariale dépasse 24 mois de salaire pour 12 mois de travail.

Après deux semaines de négociations dans un climat convivial, l’APB a proposé une augmentation de 8% de la valeur du point indiciaire pour corriger la perte du pouvoir d’achat eu égard à la basse conjoncture économique que traverse le système bancaire’’.

Ibrahima S. Traoré pour guinee7.com

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