C’est lors de la passation de service, au cours de laquelle le ministre d’Etat en charge des Transports, Oyé Guilavogui, a passé les commandes du département à Aboubacar Sylla, que ce dernier s’est exprimé sur ce qu’il comptait faire pour le ministère, et surtout remercier le président de la République pour la confiance portée à son endroit.

Tout d’abord, il a estimé être « fier d’appartenir au gouvernement et je ferai de mon mieux pour que la confiance qui a été placée en moi soit une confiance qui ne soit pas déçue, ni vis-à-vis de celui qui m’a désigné à ce poste, ni vis-à-vis des populations guinéennes ».

Pour certains, cela peut paraitre surprenant qu’un opposant fasse son entrée dans un gouvernement chez nous. Mais l’histoire politique récente de notre pays démontre que dans le passé, il n’y a pas si longtemps, il y a eu au moins trois gouvernements d’ouverture, de consensus…

Dans son allocution, le ministre entrant a tout d’abord « remercié du plus profond du cœur le président de le République , le Professeur Alpha Condé, qui a pris sur lui le courage politique et la vision nécessaire pour effectuer cette ouverture et ce geste de rassemblement. Je ferai tout pour mériter cette confiance et pour être à la hauteur des espoirs que la mise en place de ce gouvernement d’ouverture a suscités au sein des populations guinéennes. Pour certains, cela peut paraitre surprenant qu’un opposant fasse son entrée dans un gouvernement chez nous. Mais l’histoire politique récente de notre pays démontre que dans le passé, il n y a pas si longtemps, il y a eu au moins trois gouvernement d’ouverture, de consensus, d’ouverture ou de coalition ou d’union nationale qui ont présidé aux destinées de ce pays. En 2007, vous avez le gouvernement de large consensus qui était dirigé par M. Lansana Kouyaté. En 2008, il y a eu le gouvernement de large ouverture, qui était dirigé par M. Souaré. En 2010, il y a un gouvernement d’union nationale qui était dirigé par feu Honorable Jean Marie Doré… »

Il n’y aura pas de chasse aux sorcières, nous serons résolument tournés vers l’avenir…

Aux responsables du ministère des Transports, en tout cas, chez moi, il n’y aura pas de règlements de comptes, il n’y aura pas de chasse aux sorcières, nous serons résolument tournés vers l’avenir. Nous ne serons pas là pour chercher ce qui s’est passé avant notre arrivée à ce ministère. Ce qui nous intéresse, c’est le but qu’on s’est fixé, c’est l’objectif d’aller de l’avant pour faire en sorte que le ministère des Transports, qui est un ministère transversale, car rien dans ce monde du point de vue des activités économiques, ne peut se faire sans le transport ; pour que ce ministère qui suscite des attentes importantes de la part  des populations soit un ministère modèle dans notre pays.

Je m’arrangerais bien sûr, avec la collaboration des travailleurs de ce département, de faire en sorte qu’on n’attende pas indéfiniment un bus…

Je m’attacherai à faire en sorte que les Guinéens souffrent moins pour quitter leurs lieux de travail, rentrer à leurs domiciles, qu’ils ne soient pas obligés de trainer pendant trois heures dans les rues, avant d’arriver chez lui, du fait des bouchons. Je m’arrangerais bien sûr, avec la collaboration des travailleurs de ce département, de faire en sorte qu’on n’attende pas indéfiniment un bus, un moyen de transport pour quitter son domicile et pour venir à son lieu de travail. Cette anarchie qui semble régner dans la circulation à Conakry et qui est le fait d’une insuffisance en matière de réglementation et de régulation, il faudrait que nous fassions face à cette situation. Car le rôle d’un ministre, c’est d’abord avant tout, d’identifier la demande sociale et de prendre des dispositions pour la satisfaire. Nous ne sommes nommés, payés et entretenus que pour cela. C’est identifier des manquements dans le secteur qui vous est confié et chercher à trouver des solutions pour les satisfaire. Les gens pensent que souvent être ministre, c’est une position où on bénéficie d’honneurs et de privilèges, mais pour moi, être ministre, c’est un sacerdoce. Je ne deviens pas ministre parce que je veux bénéficier des avantages, je deviens ministre parce que j’abandonne mes activités privées pour venir me mettre au service de l’intérêt général. J’abandonne mon profit personnel pour  venir me mettre au service de l’Etat guinéen, de manière que ce que nous pouvons engranger comme résultats profite à tous ».

Abdou Lory Sylla pour Guinee7.com

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