Notre Capitale Conakry connait une explosion démographique sans mesure et sans contrôle, créant des besoins impératifs en habitat. Nos zones urbaines sans lotissement réel dégagent l’impression d’être oubliées du train mondial de développement.

Il faut cependant dire que malgré les Lois et règlements en vigueurs, l’aménagement du territoire national reste handicapé par l’absence d’une politique de fermeté de l’autorité publique vis-à-vis notamment des constructions anarchiques, de l’occupation illégale de domaines publics ou du fréquent usage de faux lors de l’établissement de documents fonciers. L’Etat Guinéen doit mettre bon ordre dans l’urbanisation anarchique qui caractérise nos villes. Une Loi doit être votée visant à mettre en conformité les constructions, y compris sur le plan esthétique. Elle visera également à promouvoir un cadre bâti esthétique et harmonieusement aménagé; et à instituer des mesures coercitives en matière de non-respect des délais de construction et des règles d’urbanisme.

En effet, le Gouvernement doit avoir un Programme ambitieux en matière de l’urbanisme et d’habitat tout en créant des conditions favorables à une urbanisation moderne et rapide de nos zônes urbaines avec un système de numérotation ou de dénomination des Boulevards et des Rues. Nous avons assez d’Héros nationaux à réhabiliter. Donnons- leurs nos rues, nos Boulevards. A chaque rue ses numéros pairs et impairs, dont chaque famille son numéro d’immatriculation et à chaque zone son code postal. Par exemple : (33, Boulevard Barry III Conakry 01, – 55, Rue Thierno Aliou Diaouné Conakry 05, – 17, Rue Aissatou Boiro Ckry 02 )

Aujourd’hui la Guinée est le seul pays de la Sous-Région où l’adresse physique n’existe pas. L’Administration ne vient jamais vers ses administrés, c’est à eux d’aller vers elle puisqu’elle est dans l’impossibilité de les écrire.

Aussi, les autorités compétentes doivent mettre tout en œuvre pour maîtriser la gestion foncière en milieu urbain, d’améliorer, de réaménager et de prévenir la prolifération des bidonvilles, ou encore d’améliorer en faveur de nos populations l’accès aux services sociaux de base. Je recommande aussi à l’autorité compétente de favoriser des villes vertes et écologiques et de créer des revenus pour le fonctionnement des mairies.

Enfin, notre marche vers l’émergence nécessite une base croissante de ressources, une sphère de marchés de plus en plus grande, de nouvelles frontières d’efforts scientifiques, une capacité collective de sagesse humaine et un système économique bien géré. Etant entendu qu’une grande partie des ressources minérales et des autres ressources matérielles dont nous disposons sont des intrants essentiels dans les processus de notre développement.

Nouhou Badiar Diallo

 

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