Le président Alpha Condé a convoqué « la session extraordinaire du Conseil National de la Transition (CNT) à compter du mercredi 18 décembre en vue d’examiner le projet de Loi des Finances pour 2014 ». Cette convocation met au grand jour les divergences entre le gouvernement et l’Opposition.

En effet, dans un communiqué, l’opposition guinéenne, informée de la transmission du projet de loi de finances 2014 au Conseil national de la transition pour son éventuelle adoption, a instamment exigé du pouvoir son retrait.

Dans la foulée, l’opposition a fermement condamné cette démarche qu’elle juge anti-démocratique puisque procédant d’une véritable négation du choix populaire.

Par conséquent, l’opposition a invité le CNT à se déclarer incompétent pour statuer sur une matière aussi importante que le budget de l’Etat alors que les nouveaux députés sont prêts à entamer le travail pour lequel ils sont élus.

Pour l’opposition le refus, depuis plus d’un mois, du Président de la République de convoquer la rentrée parlementaire s’explique, entre autres raisons, par sa volonté de soustraire le budget 2014 de l’examen et de l’onction d’un véritable parlement composé de représentants élus du Peuple de Guinée.

En réponse aux accusations de l’opposition, la présidente du Conseil national de la transition (CNT), Hadja Rabiatou Sérah Diallo, a rappelé que son institution va continuer à légiférer jusqu’à la mise en place du nouveau parlement.

Poursuivant, la présidente du CNT a prévenu que le non fonctionnement de son institution avant la mise en place de la nouvelle Assemblée nationale pourrait créer un « vide juridique » aux « conséquences financières énormes » pour le pays.

La Guinée s’apprête à installer sa nouvelle Assemblée nationale à la place du Conseil national de la transition qui faisait office de parlement depuis février 2010.

Les précédentes lois de finances ont souvent été adoptées sans souci ces trois dernières années.

Avec APA