Ce vendredi 22 mars, le consul honoraire des Pays-Bas en république de Guinée, Fadi Wazni, a procédé à la remise officielle d’un chèque de 76 millions de francs guinéens aux ONG’s « Sarinka » et « Jeunes Amis pour le Futur » (JAF), pour le financement d’un projet de restauration de l’écosystème autour marigot Sarinka (Coyah).

C’est suite à un constat faisant état d’une dégradation très avancée du marigot Sarinka, qui prend sa source dans la commune rurale de Kouria (Préfecture de Coyah) et qui arrose huit (8) quartiers dans la commune urbaine de Coyah, que la structure JAF, en partenariat avec l’ONG “Sarinka”, a initié un projet de reboisement et d’activités de résiliences pour les riverains de ce cours d’eau, intitulé “Restauration de l’écosystème du marigot Sarinka”.

Interrogée, Alice Scholing, présidente de la structure “Sarinka” et ressortissante néerlandaise vivant en Guinée depuis plusieurs années, n’a pas manqué de réaffirmer son inquiétude par rapport à l’état actuel de ce marigot, avant de faire savoir : « On a déjà planté 240 petits arbres aux abords du marigot, au mois de juin dernier. Et on a déjà donné des conseils, des formations aux riverains. Avec ce financement, qui nous a été accordé par le consulat honoraire des Pays-Bas, nous allons continuer en achetant des matériels pour les ruches kényanes, fabriquer des fourneaux solaires et donner également des formations pour la fabrication du charbon vert ».

Parlant du charbon vert qui, apparemment, est l’un des éléments les plus importants de ce projet, Alice Scholing explique : « Les arbres sont connus pour leur importance, donner de l’ombre, fournir de l’oxygène et tant d’autres. Mais cette fois-ci, il s’agit de leurs feuilles, parce qu’on fabrique du charbon vert avec les feuilles mortes, du sable et des cartons (papier). Donc, tous ceux qui utilisent le charbon noir, pourront maintenant utiliser ce charbon vert, qui va coûter moins cher, mais c’est aussi bien pour la nature et l’environnement. Et en plus, les gens vont peut-être penser à planter plus d’arbres, parce qu’on a besoin des feuilles ».

De son côté, Ibrahima Sory Diallo, président de l’ONG JAF, est plutôt revenu sur le calvaire que traversent les riverains du marigot Sarinka, suite à la dégradation que subit ce cours d’eau. « Il y a des enfants qui ne vont plus à l’école, des enfants peuvent avoir des maladies dont les parents ne peuvent pas avoir des soins médicaux et il y a des enfants, bien entendu, qui désertent même des familles, parce que le quotidien n’est pas requis. Voilà l’importance de venir au secoure, pour voir si on peut envisager une activité de restauration de l’écosystème du marigot Sarinka, pour faire revenir ces familles autour des activités maraîchères qu’elles avaient l’habitude de réaliser, afin de tenir tête devant leurs enfants par rapport au panier de la ménagère », a-t-il déclaré.

Selon lui, « les riverains du marigot Sarinka donnent une satisfaction vis-à-vis de cette initiative, à tel point que nous, nous sommes obligés d’être sereins dans la mise en œuvre de ce projet. Parce que, nous pensions que le projet ne retenait que notre attention, mais nous avons vu que c’est un projet qui était déjà très attendu par cette communauté et qui a vu une suite ; pour eux, c’est une prière qui a été exaucée ».

Pour sa part, Fadi Wazni, consul des Pays-Bas en Guinée, a souligné que c’est toujours une fierté pour lui, de participer au soutien de l’ONG de Alice Scholing, qui a une implication très importante durant son long séjour en Guinée. « Il est évident que nous ne pouvons pas entreprendre, ici en Guinée, sans être impliqué et engagé envers les communautés, les actions humanitaires et de soutien aux bonnes volontés, tel que ce projet de Madame Alice Scholing ».

À noter qu’autour du marigot Sarinka, il y a au total 49 groupements maraichers, tous en majorité composés des femmes, cheffes de ménages.

Mohamed Soumah pour Guinee7.com

 

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