Le directeur  du  Festival de la création cinématographique de Guinée (FECCIG), Noel Lamah, en compagnie de ses collaborateurs et partenaires, ce jeudi 21 mars, lors d’une conférence de presse, tenue à Conakry, a donné les détails, quant à l’organisation de la 6ème édition du rendez-vous guinéen du 7ème art.

Organisé, cette année, à Coyah, qui sera désormais l’hôte de ce rendez-vous, placé sous le thème “Les industries culturelles et créatives : Opportunités d’emplois et d’investissements”, le FECCIG va, durant trois jours, (du 18 au 20 avril), faire bouger les amoureux du cinéma, venant de Guinée, d’Afrique et d’ailleurs. Mais aussi permettre à d’autres de se faire découvrir.

Rappelant que ce festival de courts métrages reçoit depuis sa deuxième édition, des films venus d’ailleurs et de la diaspora, il a donné des informations sur les nouveautés et le contexte, en ces termes : « Cette année, nous avons introduit une nouvelle sélection, qu’on a appelé la “sélection nationale”, qui est réservée aux cinéastes amateurs ; ce sont des gens qui aiment le cinéma, qui ont cru à la chose, et ils font des films qui sont regardés dans nos familles. Mais ce qui est une réalité, c’est que ces films sont les mieux regardés dans nos familles. Nous nous sommes dit qu’il est temps de tendre la main à cette catégorie, qui déjà représente 3 000. L’institut des arts qui m’a informé, a formé au minimum et le cinéma populaire emploi au moins 3 000. Il vous suffit de vous rendre à Madina pour vous rendre compte de l’importance du secteur. D’où d’ailleurs, le thème de cette année, “les industries culturelles et créatives : opportunités d’emplois et d’investissements”.

Quant au choix du lieu, M. Lamah, l’a défendu ainsi : « C’est après avoir tâté le terrain, on s’est dit qu’il serait important que le festival se stabilise quelque part. Et nous avons décidé de domicilier le festival à Coyah, parce que c’est une grande ville, c’est une ville industrielle, où il y a du potentiel humain, touristique, artistique. Dans l’esprit de décentraliser les actions culturelles, nous nous sommes dit qu’il était important de domicilier ce festival à Coyah, et de pouvoir créer tout un engouement autour. Nous voulons faire de Coyah, une ville du cinéma ».

Il a désigné comme activité traditionnelle de cet évènement, la compétition qui verra s’opposer entre eux, des cinéastes issus de “la sélection internationale” qui est réservée aux films professionnels ou académiques et “la sélection nationale réservée aux films populaires. Il poursuit plus loin sur les différentes activités se déroulant pendant le festival : «  Tout ce qui font le cinéma, ou qui ont envie de faire le cinéma, le festival va leur permettre de rencontrer des professionnels, avec qui ils pourront échanger. Le festival va se faire du 10 au 20 avril, il y aura la journée des projets, le soir, des projections de 18h jusqu’à 22h, puisque le cinéma, c’est la synthèse des arts. On aura un concert de musique, de 22h jusqu’à Xh. D’autres activités, puisque le festival se tiendra au mois d’avril et on a lancé hier la Journée mondiale de la Francophonie, nous avons pensé faire les activités en collaboration avec l’ambassade de France, mais aussi avec l’OIF. Il y a aura une conférence sur le plurilinguisme dans le cinéma francophone d’Afrique. Nous allons tenir un panel sur l’apport de l’industrie culturelle et créative à l’économie guinéenne… »

Enfin, il a lancé une invite : « Venez, vous ne serez pas déçus, toute la ville de Coyah vous attend ». Tout en espérant regrouper beaucoup de monde pour cette rencontre culturelle, Noël Lamah et son équipe visent à redorer le blason de l’industrie du cinéma guinéen, comme dans les décennies précédentes, quand il comptait parmi les meilleurs d’Afrique.

Abdou Lory Sylla pour Guinee7.com

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