A l’occasion de la levée de corps du défunt Kéléfa Sall, l’actuel président de l’Association des Magistrats de Guinée, Mohamed Aly Thiam, a fustigé, la manière dont certains médias ont traité l’information sur les causes de la mort de l’ancien président de la cour constitutionnelle. 

« Des articles de presse malveillants continuent à décrire l’homme comme quelqu’un qui serait mort de suites d’une aigreur, à la suite de la perte de son poste. Cet homme, quand ces événements de la cour constitutionnelle sont intervenus, que l’association est allée le voir pour lui dire son soutien et lui demander qu’est ce qu’il voudrait que l’association fasse pour lui, il a dit ceci : “Ne faites rien, je subirai mon destin tel que Dieu me l’a prescrit” », a expliqué, Mohamed Aly Thiam, président de l’Association des magistrats de Guinée.

« C’était un homme de conviction forte, Kéléfa n’était pas le genre qu’on pouvait convaincre facilement ; et quand il est convaincu aussi, il s’engage fortement. C’était ça Kéléfa. Mais ceux qui ne le connaissent pas disent n’importe quoi. Ils se permettent de salir sa mémoire aujourd’hui. Il a été destitué, mais sa vie n’était pas faite que de postes. Et d’ailleurs, quand il a choisi d’être président de l’Association des magistrats, il prenait le risque de perdre les postes ; donc, ce n’était pas un homme qui était attaché aux postes, c’était un homme qui avait des idéaux, qui avait des objectifs qu’il voulait atteindre. Je suis consterné de voir que des articles de presse sont en train de chercher à diminuer l’homme », a enseigné le magistrat Thiam.

Selon le président de l’Association des magistrats de Guinée, le seul souci de M. Kéléfa Sall, « c’était que la magistrature soit indépendante, c’était que les conditions de vie et de travail de ses collaborateurs, de ses confères, de ses collègues soient constamment améliorées. Que surtout les interventions, les pressions, les ingérences dans les affaires judiciaires cessent ; que la décision de justice soit la décision du magistrat, que ce ne soit pas une décision imposée, que ce ne soit pas une décision obtenue sur pression, que ce soit la pression morale, politique ou la pression financière. C’est ce que Kéléfa a souhaité et c’est pour ça il s’est battu », a-t-il laissé entendre, avant de promettre que « le combat que Kéléfa a commencé, il sera continué par l’association ; mais quand on croit que c’est les postes qui l’intéressaient, c’est se tromper complétement sur son compte ».

Bhoye Barry pour guinee7.com

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