Rencontré ce lundi 10 octobre, M. Naby Badras Yora, directeur général de la société nationale des chemins de fer nous a donné les détails sur l’arrêt, depuis quelques jours du train Conakry Expresse.

M. Yora rappelle que “le train Conakry Express a été fourni en 2010 au gouvernement guinéen suite à un accord passé entre l’Etat et la société GDC (Guinea Developpement Corporation, NDLR). Le train et ses composantes ont été fournis à un coût de 85.000.000 de dollars dans leur facture commerciale, en plus de ces fournitures il y’a également eu des infrastructures que le partenaire a eu à réaliser et le tout portant sur le coût que je viens de vous indiquer en plus de cela, il y a une assistance technique chinoise pour qualifier le personnel guinéen. Donc c’est tout cela qui forme le contrat avec le partenaire chinois. Nous avons eu des discussions avec eux que le coût qui a été indiqué par rapport au produit fourni et aux travaux réalisés méritait une certaine diminution. Donc nous avons procédé à ces diminutions et finalement nous nous sommes retrouvés au lieu de 85.000.000 à 45.000.000 de dollars comme coût total. Ce coût a été formalisé avec le partenaire chinois. Nous avons débattu et arrêté le montant comme dette entre la société chinoise et l’Etat guinéen. Et quand nous avons formalisé les dossiers juridiques, on a eu à faire deux accords, l’accord d’investissement  et de remboursement ;  et l’accord d’assistance technique“.

Donnant plus de détails sur l’arrêt du train il ajoute: “les deux accords ont été formalisés et signés par les deux parties. Les Chinoise et le Ministre d’Etat, ministre des transports ont procédé à la signature des documents. Mais comme c’est la ministre de l’Economie et des Finances qui engage l’Etat, tous ces documents lui ont été transmis pour la dernière signature. Le dossier comporte un échéancier de remboursement. C’est à dire la dette en elle-même s’étendait sur sept ans avec le remboursement par tranches de deux par an. Le mois d’Avril et Octobre. Entre temps, les Chinois se sont dit qu’ils ne peuvent plus attendre. Qu’il faut que les documents soient signés avant le premier Octobre que sinon ils vont arrêter le train. Bon, nous avons eu des négociations et il s’est trouvé que le 1er octobre c’était un weekend. Le 2 c’était la fête, le 3 était férié. Donc c’est à partir du 4 Octobre qu’on a constaté l’arrêt effectif du train par les partenaires chinois. Ils demandent à ce que le contrat soit signé.’’

conakry-expressCependant, il précise que “nous sommes actuellement en discussion avec eux  pour pouvoir reprendre rapidement  la circulation dans les meilleurs délais. Il s’est trouvé malheureusement qu’au moment où ils arrêtaient le train, Mme la ministre de l’économie et des finances était à une conférence du FMI  à Washington. Sinon on aurait déjà trouvé la solution. Donc on attend son retour  pour pouvoir rentrer en contact avec elle puisque le dossier est déjà à son niveau. Je crois que c’est déjà étudié par ses techniciens. A son retour seulement nous allons avoir la dernière signature et les activités vont reprendre en matière d’exploitation de cette navette ferroviaire. Mais nous sommes maintenant là en discussion avec les Chinois pour qu’ils puissent recommencer le travail avant le retour de Mme la ministre de l’Economie et des Finances’’.

Pour rappel, le train transporte plus de 2000 passagers par voyage avec une recette d’environ 12 millions de francs guinéens par jour.

Abdoul Lory Sylla pour guinee7.com

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3 Commentaires

  1. uhummm après la Turquie c’est la Chine après viendra le tour de la France il faut que vous soyez responsable mes chers sinon le pays va sombrer !!!!!!

  2. uhummm après la Turquie c’est la Chine après viendra le tour de la France il faut que vous soyez responsable mes chers sinon le pays va sombrer !!!!!!

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