Les femmes du Front national pour la défense de la constitution (FNDC) ont, ce mardi 19 novembre, fait une « marche blanche », allant du rond-point de Bambéto (commune de Ratoma) à l’héliport, dans le quartier de la Minière (commune de Dixinn) sur l’axe Leprince, à Conakry.

Elles étaient une centaine, habillées en tenue blanche et munies de balais traditionnels, à scander des slogans hostiles au gouvernement et au président de la République, qu’elles accusent d’avoir tué « leurs » enfants.

« Justice : zéro » ; « Alpha Condé : zéro » ; « Kassory, assassin » ; « Arrêtez de tuer nos enfants », sont entre autres slogans que ces femmes ont proférés le long de cette route, qu’elles ont prise d’assaut, encadrées par une centaine de femmes gendarmes et de policières.

Arrivées à leur point de chute, le moment a été consacré aux plaintes et aux gémissements. Elles réclament justice. Du haut d’une voiture pickup dédiée à l’occasion, Hadja Maimouna Bah Diallo, porte-parole des femmes du FNDC, a fait lecture d’une déclaration.

Pour le contexte de ladite marche, elle a déclaré : « Nous venons de marcher encore ; nous venons d’exprimer notre colère face aux tueries persistantes des enfants de Guinée, nos enfants. Nous ne pouvons rester indifférentes face au sang qui coule et qui continue à couler sur le sol guinéen, depuis un certain nombre d’années ».

Avant de dire que : « Tout récemment, depuis un mois que durent les manifestations du FNDC contre la nouvelle constitution et le troisième mandat pour Alpha Condé, une vingtaine de jeunes gens ont été arrachés à la vie, fauchés par des balles provenant d’armes de guerre ».

« Ce qui est le plus choquant, c’est quand des forces censées nous défendre tirent sur le cortège funèbre des onze victimes que l’on accompagnait dans leur dernière demeure. Ce qui est encore plus choquant, c’est quand ces mêmes forces empêchent une prière correcte sur les morts et jettent des gaz lacrymogènes dans le cimetière, perturbant ainsi l’enterrement correct des victimes », a-t-elle ajouté par ailleurs.

Elle a aussi signalé que : « Tout récemment, Amnesty international, qui a entendu nos cris de cœur précédents, a demandé dans son dernier rapport au gouvernement guinéen, de clarifier les cas d’une soixantaine de manifestants morts par balles depuis 2015. Nous, femmes de Guinée, nous nous joignons à cet appel, pour demander la mise sur pied d’une commission d’enquête internationale, pour mettre à nu la vérité sur tous les cas de morts dans notre pays ».

Elle termine en déclarant que : « Ainsi les mamans pourront enfin faire leur deuil, et cela sera le début de la fin de l’impunité dont les auteurs de crimes de sang ont bénéficié jusqu’à présent ».

Abdou Lory Sylla pour Guinee7.com

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