La route nationale qui longe la sous-préfecture de Damakhanya située à 5 km du chef-lieu, est engorgée par les gros porteurs. Cette situation représente un danger permanent pour les usagers de la route. Les accidents guettent les voyageurs, et les autorités tardent à réagir pour éviter le pire.

Dans l’après-midi, il est difficile de parcourir la nationale qui traverse la commune rurale de Damakhanya. Les conducteurs des gros porteurs  y règnent en maîtres absolus. Ils stationnent sans penser aux conséquences liées à cet acte. Souleymane Soumah, secrétaire général de la commune rurale, interrogé par rapport à ce phénomène, explique : « Cette situation n’est pas laissée pour compte par nous. Les autorités locales fournissent assez d’efforts pour pouvoir consoler la population dans l’ensemble, plus particulièrement sur cette route appelée la contournante. Donc, on a  pris des dispositions. Mais le pouvoir, sans les moyens de concessions, ce n’est pas assez. Aujourd’hui, si vous prenez la commune rurale de Damakhanya ou la sous-préfecture de Damakhanya, avec sa proximité à la commune urbaine, n’a qu’un seul poste de police et un seul agent. Même si nous prenons des dispositions par rapport au déguerpissement, une seule personne ne peut pas. Il y a l’insuffisance des agents de sécurité. Les budgets des collectivités ne leur permettent plus de recruter la garde communale. Il n’y a pas un endroit aménagé pour le stationnement de ces gros porteurs. C’est un danger pour notre population. Nous avons pris des dispositions comme la sensibilisation. Si nous, les civils, on donne des conseils aux chauffeurs, ils n’arrivent pas à comprendre, on informe la police ou la gendarmerie pour nous épauler, afin de rétablir l’ordre sur la route. Un seul agent couvre la sous-préfecture de Damakhanya. Qu’est-ce qu’il peut faire? La gendarmerie qui est là ne se sent pas dépendante de la commune rurale. Nous avons constaté des accidents mortels aussi. Comme il y a l’insuffisance des agents pour sécuriser la route, qu’ils  nous aident à installer des dos d’âne pour réduire les accidents au niveau des points où ils sont fréquents. Récemment, on a perdu notre imam par suite d’accident. On a fait un écrit qui est à la préfecture, mais jusqu’à présent on n’a pas l’autorisation de nos chefs pour ralentir la vitesse des conducteurs, afin de diminuer les accidents », a-t-il précisé.

À noter que les citoyens vivent dans cette localité de Kindia avec la peur au ventre. Les accidents mortels y sont devenus récurrents.

Joseph Bangoura pour guinee7. com

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