Venu en tant que médiateur des négociations tripartites (entre le gouvernement, l’inter-centrale et le patronat) autour du prix du carburant à la pompe, Alya Camara, l’inspecteur général du Travail, voulant convaincre la partie syndicale qui a boudé la table des négociations, de retourner à cette dernière, a été décrié, ce vendredi 13 juillet, à la Bourse du Travail.

Prenant la parole, selon lui, en tant que Guinéen, il a estimé que : « Vous comprendrez que l’exercice que je fais est un exercice extrêmement difficile (…) Je me suis fixé un objectif et une ligne de conduite. C’est d’être à équidistance des deux parties. Cela veut dire que je dois être neutre. J’ai décidé, à titre personnel. Je n’ai pas été invité par l’intersyndicale, mais en tant que Guinéen, j’ai décidé, pour la première fois, de venir participer à votre assemblée générale. Je suis venu vous voir juste pour vous faire passer un message. Ce message est le suivant, c’est un seul thème : la Guinée. Je suis venu vous parler de la Guinée. Je suis venu vous dire, même qu’en temps de guerre, nous ne devons pas rompre avec la dynamique du dialogue social (…) Je suis venu inviter l’inter-centrale CNTG-USTG et son équipe de négociations de vouloir accepter de rejoindre la table de négociations (sic) ».

Une déclaration qui a aussitôt mis en branle la salle pleine à craquer. Des « non ! non ! non ! » fusèrent de partout, interrompant ainsi cette intervention et mettant fin à l’assemblée générale.

À rappeler que l’inter-centrale continue à rester sur sa décision de ne rejoindre la table des négociations que lorsque le prix du carburant reviendra à 8.000 fg.

Abdou Lory Sylla pour Guinee7.com

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