Alhousseny Makanera KAKÉ, ancien ministre de la Communication, a animé une conférence de presse, vendredi 25 mars à Conakry. A cette occasion, il a invité la classe politique et les organisations de la société civile qui n’ont pas assisté au lancement des assises nationales de revenir sur leur décision et participer aux débats.

« Je veux profiter de vos micros ici pour appeler mes frères de la société civile, de la société politique qui n’ont pas accepté d’être à la cérémonie d’ouverture des assises nationales, d’accepter de se mettre au-dessus de tous les différends qui nous opposent pour se mettre au service de notre nation en acceptant de venir pour animer les assises, parce qu’on ne pourra pas faire bouger les lignes quand on est à la maison. Certains disent que nous ne connaissons pas les TDR (termes de référence), donc nous ne pouvons pas participer. Non, on peut participer tout en proposant des TDR, tout en améliorant les TDR proposés. Quand on est politique, on est censé être leader, et être leader, c’est celui qui anticipe, c’est celui qui voit avant les autres », a invité Makanera Kaké.

« Lorsque vous prenez les assises nationales qui doivent tourner autour de la vérité et du pardon, vérité cela veut dire que nous allons relire notre histoire. En apprenant notre histoire telle qu’elle a été vécue, nous donnons l’âme à notre société. Une société qui n’a pas d’âme ne peut pas se développer, c’est pourquoi les assises là sont importantes. Elles sont importantes parce qu’elles appellent les Guinéens au pardon. D’abord, pour que les gens puissent pardonner, il faudrait qu’on crée les conditions de pardon. Les conditions de pardon, c’est lorsqu’on se rencontre, on discute, on se dit les vérités et en ce moment, on pourra pardonner. Surtout lorsque nous prenons le cas guinéen, la plupart des crimes que les gens ont encore en mémoire qui les freinent, ce sont des crimes qui ont été causés il y a plusieurs années, des dizaines d’années, voire même des centaines d’années. Parce que le problème des crimes, que ce soit des crimes de sang ou autres crimes, ne démarrent pas avec l’indépendance de la Guinée », a enseigné Makanera.

« Le CNRD ne doit pas être vu comme une opposition à quelqu’un. Personne n’est opposé au CNRD, parce qu’il est une simple parenthèse. Le CNRD est un gouvernement de circonstance qui est appelé à disparaître en fonction du temps », a-t-il conclu.

Bhoye Barry pour guinee7.com 

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