Le corps sans vie d’un sénégalais a été retrouvé ce début de week-end dans la rivière de Thialakoun, quartier Daka 1. Le chef de quartier, El. Cellou Daka Diallo, dit ne pas connaitre cet homme dans son quartier.

Cependant Abdoul Karim maitre maçon le reconnait: ‘‘je travaille dans un chantier avec mes apprentis c’est là que nous avons fait sa connaissance, on mangeait avec lui à la pause, le soir on se sépare, nous ne savons pas où il habite. Mais nous étions devenus des amis.’’

le corps de Mohamed Kann, retrouvé dans la rivière

Comme lui, Abdoulaye N’diaye, Sénégalais vendeur de thé, à Labé depuis une vingtaine d’années reconnait le défunt : ‘‘ il est un parent du Sénégal, il s’appelait Mohamed Kann, il est de Foutah Toro (Podor). Moi-même je ne suis pas loin de là, car je suis de Matam dans la même région. Il y a juste un mois depuis qu’il est arrivé à Labé ici. Il vivait à Mamou. C’est quelqu’un qui a payé son transport de Mamou jusqu’ici. Il a recherché la communauté sénégalaise finalement c’est moi qu’il a vu. Il m’a exprimé son souci, il était malade et voulait rentrer au pays. Je lui ai dit que ce n’est pas possible parce que la frontière est fermée. Comme son état de santé est dégradé, je l’ai conduit à l’hôpital. Le médecin nous a dit qu’il ne souffre pas d’ébola. Il nous a prescrit une ordonnance. Après avoir pris ses médicaments, il m’a réitéré sa volonté de rentrer au pays. Je lui ai donné le transport qui devait le conduire à Koundara. Depuis, on ne s’est pas vu.’’

Les premiers constats des services de sécurité font état de mort naturelle car ‘‘le corps ne présente aucune trace de violence’’.

Alpha Ousmane Bah

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