Damaro Camara, le chef du groupe parlementaire de la majorité

Une partie du peuple de Guinée, notamment le FNDC (Front National pour la Défense de la Constitution) a décidé de se lever, le lundi prochain, à travers des manifestations de rue, contre les velléités d’une modification de la constitution, qui pousserait le président de la République à aller vers un troisième mandat.

Interrogé sur cette annonce du FNDC, ce matin, par nos confrères de la Radio Espace, le président du groupe parlementaire de la mouvance présidentielle, l’Honorable Amadou Damaro Camara, a déclaré ceci : « J’avoue que ça ne m’a pas du tout empêché de dormir ; nous avons en face des personnages dont on connaît les objectifs. »

Selon lui, « Cellou Dalein dit qu’il est pressé d’être président ; il ne dit même pas inch-Allah (s’il plaît à Dieu, Ndlr), par modestie ; Sidya Touré dit que si Alpha n’est pas là, c’est lui le président, il ne demande même pas à ses électeurs ; Abdourahmane Sanoh (le coordinateur du FNDC, Ndlr), je l’ai dénoncé ici, pour dire qu’il n’avait rien à voir avec la société civile et que c’est politique, qu’il avait un accord et qu’il traite même officiellement maintenant avec l’UFDG, habillé en société civile, mais c’est un militant. Les trois ont en commun la haine contre Alpha Condé, mais les deux (Cellou Dalein et Sidya Touré, Ndlr), tout le monde le sait, chacun d’entre eux a le couteau derrière, prêt à planter dans le cœur de l’autre, dès que possible ».

On ne peut pas être dans un pays où un chef de junte a proposé une constitution à un corps non élu, et qu’un président démocratiquement élu veuille proposer une constitution, et qu’on dise non

Plus loin, le député Amadou Damaro a souligné que « quand on appelle, dans une république et qu’on se dit démocrate, à l’insurrection, sur des suspicions, l’État doit exister et l’État doit pouvoir assurer… Il y a la constitution, il y a des velléités à être candidat, l’opposition préfère l’appeler troisième mandat, mais en ce moment, nous sommes même au niveau du principe d’une nouvelle constitution ».

Avant d’ajouter : « On ne peut pas être dans un pays où un chef de junte a eu la possibilité de proposer une constitution à un corps non élu, qui a été accepté, et qu’un président démocratiquement élu veuille proposer une constitution, un référendum, que je considère le processus le plus achevé de la consultation du peuple, et qu’on dise non, ce n’est possible (sic). »

Mohamed Soumah pour Guinee7.com

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