Face aux hommes de médias, ce lundi 14 janvier, le ministre des Mines et de la Géologie, Abdoulaye Magassouba s’est exprimé, dans un complexe hôtelier de Conakry, sur les acquis, défis et perspectives de son secteur.

Rappelant qu’« à l’élection du Pr Alpha Condé à la tête de l’Etat guinéen en 2010, le secteur minier était dans un état de léthargie », le ministre a fait état des nombreuses réformes engagées depuis la montée au pouvoir de ce dernier, en mettant en bonne position l’adoption d’un nouveau  code minier, qui selon lui, a donné des résultats comme : « l’assainissement du cadastre, avec le retrait de 800 permis miniers et fait de la Guinée l’un des premiers pays africains à publier toutes ses conventions minières sur internet ».

Il a poursuivi sur la même lancée, en citant entre autres réformes engagés : «la création en 2016 d’un guichet unique ; l’adoption en 2014 d’une politique de mutualisation des infrastructures auxiliaires aux mines ; la modernisation du cadastre minier… » Des reformes qui d’après lui, auraient « permis à la Guinée d’améliorer significativement le cadre d’investissement dans le secteur et positionner la Guinée comme l’une des principales destinations d’intérêt pour les investisseurs de l’industrie minière mondiale ».

S’appesantissant sur l’avantage des réformes, il a signalé : « L’intérêt des investisseurs s’est traduit par de nouveaux projets, et la relance de projets en souffrance, à travers la mobilisation de plus de 10 milliards de dollars de 2011 à date, dont plus 3 milliards de dollars actuellement en cours d’exécution sur le terrain. Ainsi, les montants mobilisés pendant les 8 dernières années représentent plus du double de ceux investis sur les 52 ans d’indépendance avant  2011 (moins de 5 milliards), cette nouvelle dynamique a permis de créer pour les Guinéens plus de 17.000 emplois directs et plus de 50.000 emplois indirects de 2011 à fin de 2018, sans compter les emplois induits. Les investissements ont donc permis de créer près du double du nombre d’emplois directs créés dans le secteur des mines industrielles entre 1958 et 2010 (moins de 10 000). Au-delà du montant des investissements, il faut noter la grande diversité des pays d’origine des financements (Etats-Unis, Allemagne etc.) »

Ces investissements ont permis d’augmenter significativement le niveau de production de la bauxite, où l’on est passé d’une stagnation en deçà de 20 millions de tonnes, pour atteindre pour la première fois 60 millions de tonnes de production de bauxite en 2018, faisant passer le pays de la 7ème à la 3ème place mondiale, devant le Brésil et derrière la Chine et l’Australie. La Guinée est désormais le premier fournisseur de bauxite à la Chine.

Après avoir fait ce tableau des acquis, le ministre Magassouba s’est élargi sur les défis et perspectives de développement du secteur, au compte desquels, il a réaffirmé le souhait de « faire du secteur minier un levier efficace de transformation de l’économie nationale », avant de dire : « Parmi tous les défis du secteur minier guinéen, celui qui interpelle avec plus d’urgence et d’acuité est celui de la gestion durable des impacts économiques, sociaux et environnementaux ; même si au-delà des politiques (responsabilité sociétale et de contenu local), le dispositif opérationnel assurant la marche du secteur vers une exploitation responsable des ressources minérales se met progressivement en place. Le lancement en 2018 de la Bourse de sous-traitance et de partenariats et la mise en œuvre du dispositif  du Fonds de développement économique local (FODEL), qui prévoit 0,5 ou 1% des revenus des sociétés  minières en faveur des communautés impactées et riverains des sites miniers, en sont l’illustration ».

Il a finalement déclaré : « En ligne avec l’objectif du président de la République, le Pr Alpha Condé, de garantir, par les choix et actions d’aujourd’hui, la croissance, la prospérité, le bien-être, aux générations actuelles et futures, à travers un développement du secteur minier au service de la transformation socio-économique du pays ».

Enfin, le ministre a indiqué le fait que les retombées du secteur minier se reflètent sur les conditions de vie des populations.

Abdou Lory Sylla pour Guinee7.com 

 

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