Après une intervention « musclée » des forces de l’ordre à leur siège, dimanchedernier, lors du lancement du mouvement “Amoulanfé”, Lansana Diawara, coordinateur du mouvement les “Brassards rouges” et de la Maison des associations et ONG de Guinée, joint au téléphone, ce lundi soir, nous a fait le récit et dit ce qui est prévu pour répondre à cette invitation sans carte.   

Il a tout d’abord informé, que : « Hier, c’était le lancement du mouvement “Amoulanfé”, qui est partenaire au mouvement les “Brassards rouges”. Donc, qui ont souhaité tenir le lancement au sein de la Maison des associations ».

Ensuite, il a narré que : « Lors de la cérémonie, après le dernier discours de lancement officiel, nous avons été surpris d’une descente musclée de trois pickupsde police, qui se sont attaqués aux installations de la Maison des associations, qui ont arrêté deux jeunes qui sont actuellement au niveau de la DPJ. Égalementcertains citoyens étaient blessés, avec des coups de gaz lacrymogènes ».

Par rapport aux mesures à prendre, il a fait savoir que : « Ce que nous comptons faire, d’abord à priori, jusque là nous ne connaissons pas qui a donné l’ordre que nous soyons attaqués au sein de notre siège. Si cela est établi, nous allons porter plainte contre l’autorité en question. Nous n’avons vraiment pas peur ; nous restons sereins, nous n’allons jamais céder à l’intimidation face aux imposteurs, face aux délinquants politiques, qui pensent qu’ils ont le droit de vie et de mort sur nous. Nous n’avons pas barré les routes, nous n’étions pas sur un espace public. Nous étions à l’intérieur de nos locaux. Donc, c’est le pire.

Je lance un appel au Président Alpha Condé qui, pour nous, il s’est battu pour 40 ans, normalement, il connait un peu c’est quoi la démocratie, les libertésindividuelles et collectives, à arrêter enfin cette machine. Il a dit qu’il souhaite êtrele Mandela de la Guinée, il est en phase de devenir un Bokassa. A notre avis, il faut qu’il arrête cette machine, il est temps. Nous n’allons jamais céder. Nous allons continuer à porter le débat. Le Président Condé lui-même, il a dit dans sesdéclarations un peu partout, que le débat est ouvert, que l’affrontement d’idées doit commencer. Mais nous, à notre avis, il ne s’agissait pas de gaz lacrymogènes, qui était l’affrontement d’idées, mais plutôt les arguments ».

A propos des deux interpellés, Diawara ajoute : « Ils sont au niveau de la DPJ, l’avocat est là-bas et nous allons suivre la procédure. Nous savons que le droit est de notre côté, ils ont été illégalement arrêtés au sein de la Maison des associations, de la façon la plus arbitraire qui soit. Après, nous allons effectivement chercher à connaitre qui a donné les instructions, pour qu’on vienne violer notre siège et arrêter nos concitoyens ».

Joint par Abdou Lory Sylla pour Guinee7.com

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