Conakry, le 07 mai (AGP)-la République de Guinée à l’instar des autres pays du monde, subit de plein fouet les affres de la pandémie du coronavirus. Le COVID-19    menace aussi bien les vies, les moyens d’existences des communautés en général, et la communauté des pêcheurs en particulier, que les établissements de traitement, les mareyeuses et autres acteurs de la filière des pêches…

Depuis quelques jours, le département des pêches, conformément à sa politique d’approvisionnement des populations en poissons, se tape une préoccupation majeure. La chaine d’approvisionnement en produits halieutiques ; un réseau complexe qui inclut entre autres, (les pêcheurs, les intrants de pêche, les consommateurs, le traitement, la transformation et le stockage) tourne au ralenti.

A cet effet, la disponibilité des stocks de poisson au cours de la période, allant du 1er mai au 30 septembre 2020 dans les entrepôts, dans les prévisions de débarquement obligatoire et au niveau des importations de poisson par les sociétés de pêche, y compris d’autres productions nationales (pêche artisanale), totalise 91.793 tonnes.

Suivant la moyenne estimée de la consommation nationale de poisson par habitant et par an, le besoin national de consommation de poissons sur la même période a été déterminé et estimé à 94.650 tonnes, soit un manque à gagner de 2.857 tonnes.

Pour combler ce vide, le ministère des Pêches, de l’Aquaculture et de l’Economie maritime a initié d’importer cette quantité, c’est à dire le GAP de 2.857 tonnes grâce à l’accord de principe obtenu du ministre des pêches de la Mauritanie.

AGP/06/05/20            KM/ABD