La quasi-totalité des quartiers de  la capitale est frappée de délestages de courant, auxquels est venue se greffer une pénurie d’eau courante, depuis près d’une semaine. Cette situation  entraîne des perturbations dans les activités quotidiennes des habitants de Conakry, tenues de faire la corvée d’eau.

Comme si le manque de courant ne suffisait pas, les populations de la capitale sont dorénavant confrontées au manque d’eau aussi. Car pour certains, pour s’approvisionner il faut parfois parcourir plusieurs kilomètres, soit à pied ou à l’aide d’engins motorisés, pour aller charger des bidons de vingt litres, à des points, bondés de monde en quête du précieux liquide. Les autorités n’ont pour le moment fait aucune communication pour justifier ces cas de délestages et de pénurie d’eau, qui commencent à agacer les populations. A part la sortie du ministre de l’Energie et de l’hydraulique, M. Cheick Taliby, qui de façon évasive a face aux députés la semaine dernière,  évoqué une affaire de foudre qui aurait frappé des installations électriques. Un argument qui ne convainc guère certains observateurs, qui parlent d’une tentative de camouflet la vérité. Cette vérité serait liée à une pénurie de fuel en réalité  selon des sources proches de la société Electricité de Guinée (EDG), chargée de la gestion du secteur du courant électrique. Ainsi la brusque interruption de la desserte en courant serait due à l’arrêt d’une centrale thermique, basée dans la capitale, pour manque de fuel. Il s’agit de la centrale gérée par la société mauritanienne AON. Ces délestages de courant auraient d’après nos sources un impact sur le réseau de distribution d’eau de la Société des eaux de Guinée (SEG).

En attendant que les choses reviennent à la normale, il faut dire que cela ne fait qu’en rajouter à la galère de la majorité des habitants de cette ville, où le combat pour la survie est une réalité quotidienne.

Il faut noter que ce manque d’électricité amènent les populations à s’interroger sur l’utilité du barrage hydroélectrique de Kaléta, dont le lancement en juin 2015, avait permis une nette amélioration de la desserte en électricité dans la capitale et ses villes environnantes.

Mais certains spécialistes s’accordent à dire que cet ouvrage de 240 mégawatts est bâti au fil de l’eau. Ce qui signifierait qu’en période d’étiage le barrage a besoin d’apport extérieur, d’où l’usage de centrales thermiques.

L'indépendant

Aliou Sow

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