« L’Institut Supérieur des Arts de Guinée (ISAG), sis dans la commune urbaine de Dubréka, devait être placé sous la tutelle du ministère des Sports, de la Culture et du Patrimoine historique, au lieu de celui en charge de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique ». C’est en substance ce que le secrétaire général du département de la culture a fait comprendre, dans une de ces récentes communications.

À en croire Fodéba Isto Keira, « dans tous les pays normaux, l’Institut national des arts est sous la tutelle du ministère en charge de la Culture, mais malheureusement ici, on l’a mis sous la tutelle du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Donc, ce statut bizarre de l’ISAG fait que les produits qui sortent de l’ISAG se retrouvent aussi dans des situations bizarres ».

Selon lui, cette situation s’explique par un manque de volonté politique, car, dit-il, « c’est nous (le ministère en charge de la culture) qui sommes les employeurs de ces produits, mais nous ne savons même pas, il y a eu combien de personnes qui sont sorties cette année de tel ou tel département ».

« Par exemple, il n’y a pas d’ingénieurs de son en Guinée, pourtant on en forme à l’ISAG, il parait… Le seul qui apprend ce métier ici, c’est un Sénégalais, et c’est moi qui suis allé le chercher à Dakar. Et d’ailleurs ceux qui en ont appris à l’ISAG, on ne sait pas il y en a combien, parce qu’ils ont un statut bizarre, et ça c’est dans le tous les corps de métier des arts », a ajouté le secrétaire général du ministère de la Culture.

Pour tout dire : « Si cette école (ISAG, Ndlr) était sous la tutelle du ministère de la Culture, on pourrait par exemple savoir qu’il a 20 personnes sortant du département cinéma, ou de tel ou tel autre département ; surtout que nous n’en avons pas. Nous n’avons personne en lumière… »

Mohamed Soumah pour Guinee7.com

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