Comme annoncé dans une de nos précédentes dépêches, la date du 28 décembre prochain qui a été proposée par la commission électorale nationale indépendante (CENI) pour l’organisation des élections législatives, a été repoussée sine die. L’annonce a été faite, lundi 21 octobre, par l’Organisation internationale de la francophonie (OIF).

Pourquoi c’est l’OIF qui fait cette annonce et pas la CENI ? “Nous sommes une organisation dont la Guinée est un éminent membre. Nous avons une longue histoire en matière de gestion électorale avec la République de Guinée et nous sommes impliqués au premier chef sur les recommandations de l’audit du fichier électoral. Ça fonde quand même une légitimité indiscutable à l’OIF d’être ici à Conakry et de vous parler. Que la CENI soit avec nous, ce n’est que logique parce que nous sommes à ses côtés, nous sommes mêmes à ses services pour servir ce qui est en cours.  C’est suite à nos travaux que nous avons fait un certain nombre de suggestions et comme le président de la CENI l’a dit, la CENI n’est pas aveugle. Elle avait perçu un certain nombre de points et nous avons mis une pleine lumière sur ces points-là et nous sommes arrivés aux mêmes conclusions. Donc moi je me sens tout à fait légitime, peut-être que je n’aurais même pas eu besoin de la CENI pour ce point de presse”, a répondu, M. Tieman Coulibaly, envoyé spécial de la secrétaire générale de l’OIF pour la Guinée.

De son côté, Me Amadou Salifou Kébé, président de la CENI répond : “Nous sommes présent à côté de l’OIF pour son point de presse aujourd’hui mais, la CENI aussi est en train de préparer un point de presse pour annoncer un certain nombre de choses, des dispositions que nous avons prises et éventuellement donner des indications du délai, de la date des élections.”

Sur les raisons du report, Me Salifou Kébé explique : ‘‘vous savez que nous sommes dans un processus, certaines vérités se font jour, au fur et à mesure que vous évoluez et la réalité vous fait face lorsque certains impératifs s’imposent.”

Pour tout dire, “nous sommes en matière technique, il ne faut dire jamais jamais donc, avant l’arrivée de l’OIF, nous avons nous mêmes constaté un certain nombre de choses mais avec l’aide de l’OIF, nous avons pu conclure à certaines situations. Si vous nous demandez est-ce que nous n’avons pas constaté ? Nous continuons à constater certaines choses mais notre rôle c’est de résoudre les problèmes. Maintenant, ce qu’il faut savoir, à combien de temps nous pouvons résoudre ces problèmes-là”, s’est-il interrogé.

Bhoye Barry pour guinee7.com

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