Le repos biologique décrété il y a quelques semaines par le gouvernement, fait quelques mécontents. C’est dans ce cadre que, répondant à une question, ce lundi 29 juillet, dans un réceptif hôtelier de Conakry, le ministre Frédéric Loua en charge du département des pêches, de l’aquaculture et de l’économie maritime, s’est exprimé sur le sujet, en donnant toutes les informations s’y rattachant.

Ce faisant, le chef de ce département a fait savoir que :  « Ce qui est important, c’est qu’avant le repos biologique, il y a ce que nous appelons le plan de pêche annuel. Nous élaborons un plan de pêche annuel qui est partagé avec nos partenaires au développement, qui est partagé avec la structure faitière de la profession des pêcheurs ; c’est-à-dire la pêche artisanale, les fumeuses de poissons, les mareyeuses. Dans ce plan de pêche, il y a des orientations, qui disent clairement, cette année, combien de tonnes de telle espèce, nous allons pêcher, combien de tonne de telle autre va être exploitée. Tout est défini dans ce document du plan de pêche. Les interdits, le nombre de bateaux, les quotas par bateau et aussi le repos biologique. Nous le faisons en début d’année. Ce document est approuvé et partagé par tout le monde. Ce n’est pas en août, à la mise en œuvre, que quelqu’un peut se lever pour dire qu’il n’est pas d’accord, alors que la personne a été consultée avant la publication du document (sic) ».

Il a par ailleurs informé que : « Les femmes étaient passées nous voir, pour dire que le repos biologique, on ne veut pas. Nous voulons que la pêche artisanale avancée continue. Ma préoccupation, ce n’est pas qu’un bateau soit libéré ou pas. Ma préoccupation est qu’il y a du poisson ou pas sur le marché. C’est ce qui est important. Et comme il y a du poisson actuellement, vous pouvez passer voir les entrepôts, vous verrez du poisson. Donc, ce n’est pas nécessaire, vraiment de lever ces consignes en faveur de la pêche artisanale avancée (sic) ».

« Avant le repos biologique, mon département a pris les dispositions nécessaires pour ne pas qu’il y ait crise de poisson. J’ai appelé personnellement le ministre mauritanien des pêches, pour qu’il m’accorde une quantité de poisson, pour ce temps de repos biologique. Mais qu’est-ce qui s’est passé ? Quand j’ai posé la question, mes techniciens qui étaient passés dans les frigos m’ont dit : attention monsieur le ministre, vous voulez commander 3.000 tonnes de poisson en Mauritanie, alors qu’il n’y a même pas de place dans les frigos. Il y a même des sociétés qui ont demandé à exporter une partie de leur cargaison vers la Sierra Leone ; donc, il y a problème. Le problème, il faut réguler peut-être le marché. Les gens peuvent garder les stocks. Quand la mission est passée à Sonit Pêche, il y avait plus de 2.000 tonnes ; dans les autres sociétés, il y avait beaucoup de poisson. Donc, ils m’ont dit : monsieur le ministre, vous allez vous fatiguer à faire venir le poisson, il n’y a même pas où stocker. Alors, il y a un problème de comment réguler le marché (sic)», a-t-il ensuite expliqué.

Enfin, ile linistre Loua a signalé que :  « Les femmes, peut-être, peuvent créer au niveau de la distribution, mais ce n’est pas au niveau de la pêche. Le poisson existe, mais au niveau de la commercialisation, il peut y avoir problème. On peut créer le besoin artificiel, pour augmenter le prix. Et là, le ministère des Pêches n’est pas mandaté à fixer le prix ou à réguler. Ce n’est pas notre rôle ».

Abdou Lory Sylla pour Guinee7.com

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