De la gauche vers la droite: Mohamed Bangoura, Me Beavogui et Fodé Baldé

Le procès contre le journaliste Mohamed Bangoura et le communicant de l’UFR, Fodé Baldé s’est poursuivi au tribunal de première instance de Kaloum, ce lundi 22 juillet.

Au cours de cette deuxième audience du procès, les débats sur le fond ont été engagés par les différentes parties, sur la demande de juge en charge de l’affaire, qui a d’abord rejeté toutes les exceptions soulevées, au cours de la précédente audience, par les avocats de la défense, ainsi que leur demande d’annulation de la procédure.

À la barre, le directeur de publication du journal en ligne mosaiqueguinee.com (Mohamed Bangoura, Ndlr) a nié les tous les faits qui lui sont reprochés, avant de préciser avoir reçu, à la date 21 juin dernier, un mail contenant la tribune de Fodé Baldé, pour la publication duquel il a été incriminé.

Notre confrère a par la suite souligné qu’après avoir pris connaissance de cette tribune, il n’a constaté l’existence d’aucun élément pouvant porter atteinte à l’honneur ou au droit de la “victime” qui est le chef de l’État. « Je n’ai pas trouvé de propos diffamatoires ou outrageants », a-t-il déclaré.

À la question de savoir si le titre dudit éditorial (“Alpha Condé à la tête de la CEDEAO : au revoir la démocratie en Afrique de l’Ouest”), n’est pas injurieux et diffamatoire, Mohamed Bangoura répond qu’il ne s’agissait que de l’opinion du politicien qui a fait l’écrit. Il a également précisé que cette tribune ne serait jamais publiée dans les colonnes de son journal si elle comportait des éléments injurieux ou méprisants.

Par ailleurs, le journaliste a souligné que bien avant la publication de cette tribune à mosaiqueguinee, d’autres médias avaient parlé sur cette chefferie à la tête de la CEDEAO. Et que d’autres organes de presse ont publié cette même tribune écrite par Fodé Baldé, mais qui eux n’ont jamais été interpellés.

De son côté, Fodé Baldé, communicant du parti UFR et auteur dudit éditorial, a également affirmé n’avoir mentionné aucun élément dans son écrit qui a tendance à injurier le président de la République. « J’aspire à être président de la République, un jour. Donc, je ne pourrais pas me permettre d’insulter un chef d’État. J’ai juste donné mon opinion sur une élection qui se tient dans ma sous-région », a-t-il fait entendre.

Après plusieurs heures de débats entre les différentes parties, le tribunal a rejeté l’affaire au 30 juillet prochain pour les réquisition et plaidoiries.

Mohamed Soumah pour Guinee7.com

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