Comme l’affirme cet habitant de la commune Kenya, Lubumbashi a tourné à deux vitesses ce mercredi. Une journée perturbée par l’appel à manifester des mouvements citoyens dont la Lucha, Lutte pour le Changement.

Il y a eu un groupe d’hommes qui sont venus tout près du marché central de la Kenya“, raconte un habitant du quartier, “ils ont commencé à terroriser les paisibles passants et ils ont brûlé des pneus et par malheur il y avait un bus de transport en commun qui a été brûlé.

Tensions dans la ville

Des actions comme celle-ci, il y en a eu d’autres au cours de la journée, comme l’explique As Aslan, porte-parole de la Lucha à Lubumbashi : “Nous avons le marché Njanja de la Kenya, la station de péage, la place Upemba à la Katuba, Matshipisha, l’arrêt de bus Kabolela, la chaussée de Kasenga, le marché Moïse, là ce sont les endroits où l’on a senti que la population pouvait réellement manifester. A Taba-Congo on a brûlé des voitures, mais il y a eu quand même le matin des barricades des routes ça et là. C’était presque partout, Kasapa, Texaco, Craa, c’était presque partout et c’est la police qui a enlevé ces barricades très tôt, mais après à 9 heures dans tout ces endroits cités, il y a eu des tensions.

L’espoir d’une solution pacifique

A la Ruashi c’est le mouvement citoyen Debout Jeunesse Congolaise, DJEC, avec l’association des jeunes katumbistes qui ont dirigé la marche.

Nous sommes descendus dans la rue, on a fait une marche pacifique au vrai sens du mot, on a profité de la distraction des services de sécurité qui sont venus juste après en envoyant les gens de l’ANR(Agence Nationale des Renseignements) qui ont menacé certains jeunes du collectif des jeunes katumbistes, COJEKA“, explique Martens Mwepu, un membre du mouvement. “Et ben, la marche n’est pas synonyme de casser, nous sommes un mouvement non violent, et la non violence est notre principe majeur sur lequel nous nous basons. Nous n’allons jamais casser. Pacifiquement nous allons faire partir Kabila.”

Ces jeunes projettent de multiplier des manifestations durant le de décembre pour exiger le départ du président Kabila avant le 31 décembre 2017.

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