La République de Guinée, en dépit de l’importance de ses ressources minières, était classée parmi les pays les plus pauvres du monde.

Malgré la richesse et la diversité de son sous-sol, des interrogations subsistaient sur la place des communautés dans la  politique de mise en valeur et d’exploitation des ressources minières du pays.

L’une des explications de cette situation qui a prévalu jusqu’en 2010, résidait entre autres, dans un code minier en déphasage avec les exigences du marché international, un cadastre minier truffé de faux permis,  mais aussi le manque d’études d’impacts environnementaux et sociaux des projets miniers .

Avant l’élection du Président le Prof Alpha Condé, la Guinée avait de grosses difficultés de suivi rigoureux des projets miniers en phase de développement et des sociétés minières en activité. A cela s’ajoute le manque de visibilité sur l’impact économique et social réel des activités minières, ainsi que l’absence d’un cadre adéquat d’investissement minier en raison de l’opacité des procédures de traitement des demandes. Comme dirait l’autre, le secteur minier était entre les cinq doigts du diable de la corruption. D’autant que l’exploitation minière ne profitait qu’à un groupuscule de personnes accusées à tort ou à raison  de s’enrichir à souhait, au détriment de l’intérêt public.

A l’avènement au pouvoir du Pr Alpha CONDE, en décembre 2010, le secteur minier guinéen était manifestement confronté à des défis majeurs. Il fallait donc endiguer et remédier aux conséquences désastreuses de sa mauvaise gestion, afin de changer la perception de l’opinion nationale et internationale sur ce secteur stratégique.

En phase avec son Projet de société, le nouveau Président de la République a engagé des grandes réformes qui ont produit des résultats jugés satisfaisants par les acteurs du secteur minier guinéen et la communauté internationale. Ces reformes qui ne passent donc pas inaperçues, plaident en faveur de la réélection du Pr Alpha Condé à la tête du pays.

La tâche n’aura cependant pas été facile pour l’actuel chef de l’Etat. Après avoir fait l’état des lieux, il fallait mettre en place une équipe dynamique, dévouée, compétente, surtout portée sur le résultat dans le seul but de rendre lisible et palpable la nouvelle politique minière réfléchie et murie pendant des années par l’opposant historique devenu Président de la République. Le choix judicieux des hommes chargés de déployer cette feuille de route minière, s’illustre par la qualité de l’équipe actuelle du Ministère des Mines et de la Géologie. La vision du chef de l’Etat est ainsi traduite en réalité sur le terrain, grâce à l’impulsion du Ministre Abdoulaye Magassouba, qui peut compter sur son Secrétaire Général Saadou Nimaga, son chef de Cabinet Ahmed Keita. Une équipe qui est persuadée que la réussite de la mission passe par l’engagement sans failles de tous les travailleurs du département. Le tout placé sous le leitmotiv : « Travaillons pour donner bonne mine à nos Mines ».

Pour parvenir, il a d’abord fallu doter la Guinée d’un nouveau code minier, qui a été élaboré en 2011, puis amendé en 2013. Un document qui se révèle aujourd’hui très attractif pour tous les acteurs du secteur minier. Ce code garantit les revenus miniers de l’Etat, encourage l’investissement et préserve la compétitivité du secteur minier par rapport aux autres secteurs, tout en encourageant la présence de la Guinée dans les grands foras miniers en vue de promouvoir l’investissement minier en Guinée.

Aujourd’hui, un inventaire des acquis du secteur minier depuis l’avènement au pouvoir du Prof Alpha CONDE, présente des résultats majeurs :

  • La modernisation du cadastre minier pour une gestion efficace et transparente des titres miniers en 2016 et sa mise en ligne en 2017. Cette réforme a libéré le cadastre de plus de 800 permis fictifs ;
  • L’adoption du schéma directeur d’infrastructures auxiliaires aux mines (développement à travers la mutualisation du transport ferroviaire et portuaire), tout en réduisant le coût d’investissements. Cette réforme a permis la mutualisation de l’infrastructure ferroviaire exploitée par la CBG à travers l’utilisation par la GAC et la COBAD du même chemin de fer ;
  • La création d’un guichet unique en 2016 afin de faciliter et d’accélérer les procédures administratives pour la délivrance des permis non miniers. Cette réforme a permis d’accélérer la délivrance des permis et autorisations non miniers aux sociétés BAM, GAC et COBAD pour le respect de leur calendrier et l’entrée en production rapide ;
  • L’adoption d’une lettre de politique de responsabilité sociétale des entreprises (RSE) et la promotion du contenu local ;
  • La création d’une Bourse de sous-traitance et de partenariat dans le but de promouvoir les petites et moyennes entreprises guinéennes qui sont capables de fournir des biens et services aux projets miniers en phase de développement,
  • L’audit institutionnel du Ministère des Mines et de la Géologie qui a permis de mettre en place le cadre institutionnel efficace ayant contribué à relever les défis de ce secteur.
  • Ces réformes ont conduit à :
  •  La mobilisation des investissements massifs (projet d’extension de la CBG avec un montant de 685 millions USD pour la première phase ;
  •  Le financement du projet de Bel Air Mining pour un investissement de 185 millions USD, ce qui a permis l’entrée en production de cette société depuis 2018 ;
  •  La reprise et la relance du projet GAC dont l’investissement est de 1.3 milliards USD. La mobilisation de 400 millions pour le démarrage effectif des opérations de GAC et l’entrée en production et l’opérationnalisation de l’accord multi-utilisateurs du nord-ouest ;
  •  La reprise et la relance du projet historique COBAD à travers la construction d’un port fluvial à Taressa pour un investissement de 300 millions USD dont l’entrée en production a été effective en juin 2018 ;
  •  L’extension de la capacité de production de la CBG à travers la construction d’un nouveau port à Dapilon en octobre 2018 après celui de Katougouma en juin 2015 ;
  •  La relance de l’usine de Fria initialement arrêtée depuis quatre (4) ans, avec un engagement du partenaire Rusal d’augmenter la capacité de production à un (1) million de tonnes d’alumine.

Ces réformes ont permis aussi de développer plusieurs autres nouveaux projets dont :

  • Le projet Tri-K (Managem) à Mandiana pour un investissement de 120 millions USD et pour une capacité de production en or de plus de 100.000 onces par an ;
  • Le projet intégré Bauxite -Alumine-Aluminium de la Société (TBA) et ses partenaires pour un investissement de 3 milliards de dollars avec une composante chemin de fer, raffinerie et des infrastructures énergétiques, notamment le financement et la construction du barrage d’Amariah ;

Autres acquis

  • La signature de l’accord cadre de 20 ans (2017-2036) entre le gouvernement guinéen et celui de la République populaire de Chine pour un investissement de 20 milliards USD dans la réalisation des infrastructures structurantes (autoroutes, université, électricité) dont les revenus sont portés par les trois projets de l’Accord cadre : (a) CDM Chine ; (b) SPIC ; (c) Chalco Guinea Compagny.

Cet Accord cadre permettra de :

  1.  Financer les infrastructures notamment la réhabilitation des voiries de Conakry ; la construction de l’autoroute Coyah-Mamou-Dabola ; déjà en construction ;
  2. La rénovation et l’extension de deux universités (Sonfonia et Kankan) ;
  3.  Et le financement de la ligne de l’interconnexion Linsan-Fomi ;
  4. La création des organes du FODEL et le paiement de tous les arriérés ;
  5. L’opération du FNDL dont 15% des revenus miniers ont été repartis pour l’ensemble des collectivités du pays. ;
  6. La mise en place de l’ANAFIC afin de permettre aux communautés à la base de se développer
  7.  ….

En retrouvant ce chemin droit de la bonne gouvernance, du développement tous azimuts du secteur minier, et en faisant du secteur l’un des catalyseurs du développement économique de notre pays, l’Etat guinéen a voulu envoyer un premier signal très fort en direction des bailleurs de fonds étrangers, des partenaires techniques, des institutions internationales sur le caractère sérieux des nouvelles autorités en charge de la gestion du secteur et  la qualité de la politique minière du Président de la République qui a toujours exprimé sa volonté de « transformer le potentiel minier en développement concret ».

Donner bonne mine à nos Mines.