Des membres de la Fédération de l’Hôtellerie, Tourisme, Restaurant et Branches Connexes (FHTRC) et de l’ONSLG (Organisation nationale des syndicats libres de Guinée) étaient face aux médias, dans la salle Elhadj Mohamed Koula Diallo de la Maison de la presse de Kipé, ce jeudi 12 novembre. Objectif : Dénoncer le licenciement arbitraire des employés dont des délégués syndicaux de l’hôtel Sheraton Grand Conakry.

Il s’agit notamment de Mohamed Saliou Sampil, équipier du Sheraton Grand Hôtel de Conakry, depuis quatre ans, qui se serait fait licencier pour avoir involontairement cassé un pot de fleurs. Ainsi que Amadou et Alhassane Diallo, respectivement secrétaire général et secrétaires général adjoint du syndicat des travailleurs dudit hôtel, également licenciés pour s’être impliqués pour essayer de résoudre le problème de Mohamed Saliou auprès des responsables.

Malgré les démarches menées auprès du directoire de l’hôtel et de l’Inspection générale du travail, selon ses leaders syndicaux, les personnes citées ci-haut, tous pères de famille, se retrouvent aujourd’hui sans emploi et sans aucun accompagnement.

A en croire Elhadj Mamadou Saliou Diallo, secrétaire général adjoint de l’Organisation nationale des syndicats libres de Guinée, « il a été constaté 17 articles qui ont été systématiquement violés par la direction de Sheraton envers ses travailleurs, sous la complicité active de l’inspection générale du travail… Malheureusement, c’est la loi du plus fort. On leur signifie qu’ils sont licenciés sans aucun document juridique qui prouve cela. Parce qu’on ne leur a pas remis main à main, ni à leurs avocats, ni à leur fédération à laquelle ils appartiennent ou encore à la centrale à laquelle ils sont affiliés ».

Ainsi, ces responsables syndicaux demandent le rétablissement dans leurs droits des sieurs Mohamed Saliou Sampil, Amadou et Alhassane Diallo. Et pour cela, ils promettent d’user de tous les moyens légaux.

Mohamed Soumah pour Guinee7.com