Le ministre porte-parole du gouvernement, Albert Damantang Camara réagit à la décision de l’opposition de manifester contre ce qu’elle appelle un ‘‘blocage politique’’.

‘‘Nous trouverons sans doute un terrain d’entente, avant ou après leur manifestation. Notre principal point de discorde réside dans l’éventualité de l’exclusion expresse de l’opérateur technique de l’appel d’offre qui va être lancé pour recruter celui qui va s’occuper du fichier électoral des prochaines élections. L’opposition l’exige alors que rien ne le prévoit dans les accords du 3 juillet. Plus grave, cela risque de rendre cet appel d’offre illégal. C’est alors le gouvernement qui serait en difficulté, pas l’opposition’’, estime –t-il.

Avant de rappeler : ‘‘La seule exigence des accords est que cet appel d’offre soit international et conforme au Code des marchés publics. Si l’ancien opérateur est aussi défaillant que cela alors il n’a aucune chance de gagner ce nouvel appel d’offre.’’

Puis cette sorte de mise en garde : ‘‘Il faut faire attention avec ce genre de réclamations. Si on va au bout de la logique qui les sous-tend ça veut dire qu’il faut exclure tous les opérateurs dont les fichiers électoraux présentent des anomalies, notamment celui de la présidentielle 2010 et ses milliers de doublons et incohérences géographiques entre autres défaillances. Ça veut dire aussi que la mouvance présidentielle est en droit d’exiger de l’opposition des choses qui n’étaient pas prévues lors de la signature des accords.’’

Et cette interrogation: ‘‘cette histoire d’exclusion n’est pas une solution, c’est beaucoup de bruits pour un résultat qui risque d’être minime. Qui empêchera le même opérateur (ou ses employés) de réapparaitre sous un autre nom ou une autre forme ou alliance juridique ?’’

Bily Camara

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