En réalité, la Guinée n’a jamais eu un Parlement aussi équilibré, de toute son histoire politique, depuis l’indépendance, que celui qui siège actuellement sous le régime Alpha Condé. La classe politique s’en félicite énormément. Même si au départ, l’opposition dite radicale a failli bouder l’Hémicycle pour des raisons qui lui sont propres ; même si dans la foulée, un des ténors de cette opposition n’a jamais voulu regagner le fauteuil réservé à son parti, le Parti de l’Espoir pour le Développement National (PEDN).

Les consultations électorales pour une Assemblée Nationale, ont été surtout marquées par la participation des guinéens de l’étranger. Une grande première aussi dans les pratiques en pareilles circonstances. La légende voudrait, s’il en était besoin d’accorder cette hauteur de vue à l’exécutif. Et, l’état de santé de la démocratie y compte pour l’évaluation.

Mais faut-il voir aux travers,  la puissance des courants politiques dans ce phénomène, pour qui connait l’appréhension du politique en Afrique, où une volonté d’imprimer à l’ordre des choses l’innovation pour de nouvelles marques au nom de la quiétude sociale ? Le chef de l’Etat a promis la poursuite de ces efforts en faveur des élections communales et communautaires, tout en précisant les contraintes financières qui incomberont à la Guinée dans ce sens. Le manque à gagner est de ce côté pour l’année qui s’en va.

Souvent, les incrédules jurent par un seul ton :’’ou ça casse, ou ça passe’’. Le retour de la Guinée à la vie constitutionnelle normale, après les dures épreuves de la Transition, ne doit pas être perçu comme tel. Il  se dégage en filigrane du parcours, une certaine illustration de mieux faire, inspirée par le caractère de l’homme politique qui se dit opposant historique et opposé à toutes formes de tripatouillage, que lui aussi a souvent enduré par le passé.

Avec cette allure, il sied de concéder la célèbre assertion de notre compatriote, l’historien Lancinè Kaba, selon laquelle,  ‘’ La Guinée bouge’’ ! Ceci n’était nullement une prophétie, mais une question de stratégie qui tardait à venir malgré le souci du guinéen, qui rêve d’une Nation dans sa plénitude. Alpha, durant l’année écoulée, a sillonné villes et villages pour réconforter ses concitoyens.

Deux choses ont été très atypiques, l’absence des guinéens au Hadj et le décalage des fêtes tournantes de commémoration de la date-anniversaire de l’Indépendance de notre pays.

L’année finissant n’a certainement pas été heureuse à bien des égards. La foudroyante maladie est venue compliquer le reste, freinant le rythme des activités dans tous les domaines, et arrachant à l’affection du peuple des bras valides sur lesquels les forces vives pourraient compter dans le combat de tous les jours avec espérance.

Au chevet de notre pays, la communauté mondiale s’est fortement mobilisée. L’espoir ainsi permis, conforte la conviction que le virus Ebola sera un jour, un lointain souvenir. L’humanité aussi rassurée que le danger a été maitrisé pour le bien-être de tous.

En attendant, les promesses pour le courant, l’eau, les routes seront saluées une fois réalisées. Le locataire de Sèkhoutouréya en fait un challenge ; le peuple un jauge. Un peuple qui, durant l’année écoulée, a eu trop peur pour la sécurité et qui réclame de tous ses vœux, une justice digne de ce nom.

C’est aussi cela l’Etat de Droit, la Justice pour Tous ! 

Par Alpha  Kabinet  Doumbouya (AGP)

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