Pendant que ses collègues débarqués du gouvernement à l’image de Bantama Sow se battent comme de beaux lions au sein de leur formation de base, le RPG-Arc-En-Ciel, Alhousseine Makanera Kaké, le jadis ‘‘bulldozer’’ d’Alpha Condé, lui, multiplie les contacts et vend son mouvement politique « Din Boré » qui ne remplit pas une cabine téléphonique.  Il a posé cette semaine ses balluchons chez Cellou Dalein Diallo, leader de l’UFDG.

Ci-dessous les commentaires de l’ancien ministre de la Communication au sortir de l’entretien avec Cellou Dalein.

«Je ne suis plus ministre, donc, je ne me fixe plus de limite. Je peux rencontrer qui je veux pour la bonne marche de notre pays » ; «Je n’ai encore pas démissionné du RPG arc-en-ciel. Mais, je précise que je suis le président de Ndin Bôré. En tant que tel, je peux rencontrer qui je veux pour la bonne marche de la Guinée » ; «En politique on ne doit pas dire jamais. On ne dit jamais fontaine je ne vais jamais boire ton eau. La politique est une figure à géométrie variable» ; «En tant que président du mouvement Ndin Mboré, je ne m’interdis pas de mettre le débat avec certains partis politiques qui partagent les mêmes valeurs que moi (la justice, la démocratie, la  lutte contre l’ingratitude). Si nous partageons ces valeurs, pourquoi ne pas se rencontrer pour défendre les mêmes valeurs».

En un mot ou en mille, Makanera veut bien voir ailleurs. Mais qu’est-ce qui expliquerait la rapidité de ce choix ? Deux choses, estiment les exégètes de la politique guinéenne.

D’abord Makanera n’aurait pas exercé une gouvernance irréprochable à la tête du département de la Communication. Une affaire d’environ 1 milliards 800 millions GNF de subvention de l’Etat aux medias publics la veille de la dernière présidentielle serait dans des ténèbres. Sans compter la gestion du passage de l’analogie au numérique. Si le gouvernement se décidait de revoir ça, et d’autres affaires, il trouvera certainement notre Makanera bien niché dans l’opposition. Et, vous savez la règle en Guinée : Un opposant bien que reconverti, on y touche pas. Ceci sans compter les chaudières, pardon les casseroles judiciaires que traine madame Makanéra.

Si tout ça n’explique pas les errements matinaux de Makanera, il faut mettre ceux-ci dans le cadre d’une occupation de la place publique. L’homme qui a eu maille à partir avec la presse privée quand il était aux affaires, chercherait à créer le buzz pour se taper de la pub à moindre frais. Ou simplement gratuite.

Aboudi Camara pour guinee7.com

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